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Biographie > Dust Bowl


Dust Bowl voit le jour en 1997, sous l'impulsion des jumeaux Nicolas et Julien (tous deux guitaristes), rejoints par Fabien (basse) et Stephan (batterie). Le goupe évolue dans un style rock-métal, dans la lignée des A Perfect Circle et autre Paradise Lost. Originaire de la région parisienne, le noyau dur de Dust Bowl jouait ensemble depuis 5 ans et notamment deux demos au compteur, lorsqu'en 2002, Guillaume, rejoint la formation au poste de chanteur. Avec l'arrivée du nouveau chanteur, le répertoire du groupe se modifie et s'adapte, le line-up complété, Dust Bowl travaille alors son identité musicale et deux nouvelles démos (Not the same en 2003 puis Bound(s) deux ans plus tard. Ayant à son actif de nombreux concerts dans la région parisienne, avec entre autre Leto, Tomfool, Elijjaah, Bron Y Aur ou Antevirus, dans des salles comme Le Plan, le Gibus et les Caves St Sabin, Dust Bowl a la volonté de ne pas se cantonner à un style musical fixe et étroit. Pop, rock, metal ou électro, le groupe varie les styles et affine son style jusqu'à 2006 et l'enregistrement de son premier album long-format : Drop of Chaos qui voit le jour à l'automne 2007 via Gofannon Records (Holophonics).

Dust Bowl / Chronique LP > In recoil

DustBowl - In Recoil Des musiciens hors pair, un chant de grande qualité, un groupe mature et de grand talent. Ainsi est Dustbowl... le déconcertant Dustbowl ("Zone désertique" en français). Vu l'artwork, et le nom du groupe je m'attendais naturellement à du metal sombre, brutal, probablement de qualité, avec les ingrédients habituels : distortion, passages mélodieux, ingéniosités techniques, mais pas à une telle cabriole de sons. Après la sortie de leur premier album Drops of chaos, les Dustbowl nous dévoilent de nouveau leur vision du "heavy cold rock". Et juste pour vous donner une idée de la richesse de leurs influences, on y trouve Paradise Lost, Tool, Katatonia et Radiohead. Le groupe sonne différent et enrichi à chaque piste, et pour la confrérie des chroniqueurs c'est une impression inhabituelle, surtout quand le résultat obtenu est aussi époustouflant. Pour ne rien gâcher, le chant est bien supérieur à ce que j'ai l'habitude d'entendre. Soyons honnêtes, ce chanteur est un véritable don fait au groupe.
Alors, que renferme cette surprenante galette ? Dans In recoil il y aura toujours une base métallique, des riffs rapides, lourds, cadencés avec habileté. Le premier morceau, "Irony", se déchaîne à loisir, le metal clamant sa puissance, alors quand commence le deuxième et que le souvenir des remixes de Depeche Mode me saute à l'esprit je me sens coupable. Est-ce le même groupe ? Ma playlist me joue-t-elle des tours ? L'univers change complètement, comme une seconde peau par-dessus le cœur battant du metal. Katatonia se rappelle également à moi durant l'écoute, tel un caméléon, l'album dévoile ses différentes peaux, formant un palimpseste de couches sonores. Pour la suite, le quatrième morceau nommé "Thou shalt suffer" est un vrai délice, du hardcore fourni de duos clair/saturé, comme une hache de guerre plantée brusquement derrière les 2ème et 3ème morceaux semblant sortis d'une platine remixe de NIN. Au morceau numéro 5, "Losing ground", le cœur metal de Dustbowl revêt une peau différente et dévoile le sentiment et la tempérance dans un duo masculin/féminin créant également un univers féérique comme sorti de la Fantasy. Par la suite, c'est à la comédie musicale que je pense, avec les déclamations d'une voix pure, l'imaginaire d'une scène dramatique se dressant devant moi. La piste 11, "When we finally fall", me rappelle la chanteuse de Leiden, une voix pure, latente, intervenant dans le morceau avec brio.
Puis sans attendre, la peau se déchire à nouveau pour dévoiler celle d'un metal frénétique qui reprend sa cadence sous une forme instrumentale. L'attente donne lieu à un chant suave, clair, loin des affres colériques, et c'est en apothéose que je découvre des chants grégoriens suivis de sublimes solos de guitares. In recoil est un album caméléon, émotif, animal, tendre, mature, mais toujours doté d'une rythmique propre à chaque ambiance.

Dust Bowl / Chronique LP > Drop of chaos


dust_bowl_drop_of_chaos.jpg Avec son titre très death/doom, Drop of Chaos surprend. Mais plutôt en bien à vrai dire. Heavy cold rock annonce le dossier de presse, sur le papier, ça renvoie a priori du côté des Katatonia et affiliés. Pas si courant que ça sur la scène musicale hexagonale... Dans les faits, ça ressemble pas mal à un mix entre Anathema et Depeche Mode soit des compos aux riffs rock sommes toutes assez classiques mais surplombées de mélodies mélancoliques à souhait, elles-mêmes cimentées par quelques samples électro dark plutôt bien placés. Entre rock aux allures néo-gothiques et metal atmosphérique, Drop of Chaos semble tantôt s'adresser aux dépressifs chroniques (l'excellent "Glory doors", "Stay cold under colors"...), tantôt aux inconditionnels de riffs énergiques dopés par des rythmiques catchy ("Gemini"). Qu'il fasse parler la puissance des guitares ("Throw to you"), ou qu'il la joue romantique nostalgique sur l'envoûtant "Darkness uses sometimes a breath of weird lights", Dust Bowl fait preuve d'un solide savoir-faire pour développer des ambiances délicates ou plus énergique. Pop électro, métal/rock gothique, le groupe varie les styles et les atmosphères tout en gardant une cohérence assez bien trouvée. Les mélodies éthérées musèlent les guitares, "You'll make this all go away" dévoile doucement ses apparâts cold-rock dans des nuages électro-dark ("For my own sake", "Eighty eight past eight"...). Dustbowl dévoile une musique chargée en effets et portée par des refrains au lyrisme particulièrement appuyé (qui a dit trop ?). Petit bémol, quand on découvre le groupe, il faut aimer le chant de Dave Gahan (Depeche Mode) et les choeurs de Dream Theater à moins d'être surpris par le rendu vocal de cet album qui marque autant les esprits par son hétérogénéité que sa cohérence. Avec une mention spéciale pour le tubesque "The last tempation" et son électro-gotho-rock branchée sur courant alternatif. Un petit "Another world", un "Darkness uses sometimes a breath of weird lights" pour conclure et Dust Bowl boucle un album plutôt sympathique, qui s'il ne révolutionne pas le genre, à déjà le bon goût de le faire exister par chez nous.

Dust Bowl / Chronique EP > Bound(s)

Dust Bowl: Bound(s) Mise en bouche avant leur prochain album devant sortir sous peu, Dust Bowl sort le 3 titres Bound(s), et annonce la couleur dès que retentissent les premières notes de "Pyrostate", effets pyrotechniques, des ambiances scultés à l'aide de samples ou de synthés beaucoup plus présentes, c'est un Symbol of Life version française, mais avec une touche en plus, celle d'un bol de poussière qui retourne ces influences et les pimente à sa façon, état ecstatique, ambiances densifiés. "Bound(s)", lui laisse entrevoir une facette beacoup plus électronique, qui plombe dès l'intro, rythmique organique, comme Viridiana, la balance basse-batterie ouvre un chemin balisé exemplaire, une vrai dameuse. Dust Bowl semble également vouloir aller plus vite à son but, compressant son format de manière un peu innatendue comme la fin de "Pyrostate" ou un bouquet final aurait été du meilleur effet.
Effet sonore, où volonté intentionnelle, ce Bound(s) possède un grain de saturation assez étrange, à plusieurs étages, la table de mixage a du virée au rouge à l'enregistrement, soit, passons, "Better left undone" prend une direction duale, des échos dans le chant répondant au fil principal, les guitares prennent le temps de faire les choses bien, et
donne du temps pour que le pont infuse avec délicatesse sur un chant frémissant, avec une outro qui frisse la crise d'épilepsie, trémolo, saturation, rien ne manque.

Dust Bowl / Chronique EP > Not the Same

Dust Bowl : Not the Same "Transcend" transcende son style, chant un peu barré, un peu voilé, qui monte, se chuchote, s'enroule autour d'une basse toute en croche, les influences sont bien à chercher autour d'APC et Paradise Lost. La halle du rock fait décidément beaucoup de petits, après Audiotrax et Assana. Guitares rock, influences gothiques, pour le rythme lent et suave, le rock-métal de Dust Bowl n'a rien à voir avec celui de Sihia, "Glory doors" enroule ses tentacules avec savoir-faire et volupté, monté en pression, un chant plus rock'n'roll que hardcore, et des atmosphère éthérées riches en mélodies. Une fois possédé par Dust Bowl, difficile d'échapper à l'envoutement, "Once possessed" ne déroge pas à la règle et démarre lentement les incantations, le microcosme poussiéreux se met lentement en place, majestueusement. Plus folk dans l'esprit, plus dansant, "Made of flesh" laisse entrevoir l'autre face de Dust Bowl, celle qui aime les trucs pop et entrainant.