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C'est de Toulon que nous vient Dugs qui s'est élancé en 2002 sous le nom de H, c'est alors un trio qui rencontre notamment sur son chemin Asian Dub Foundation. En 2003, deux guitaristes intègrent le groupe qui change de nom pour Dugs, leur ragga drum n bass devient bien plus rock-métal. Leur premier opus sort rapidement chez IS Records, Tout reste à faire est un bon point de départ, le groupe poursuit sa route qui passe par les sélections du Printemps de Bourges et croise celle de Senser à Paris. En 2005, ils ne sont plus que quatre (Stéphane au chant, Sébastien à la guitare, Jérémy à la basse et Christophe à la batterie) et sortent en octobre un album éponyme, Dugs, enregistré en novembre 2004 par Rémi Buffin puis masterisé par l'incontournable Jean-Pierre Bouquet.

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dugs : dugs Du fait de son parcours, Dugs se différencie des autres groupes mélant le métal au ragga, le côté métal étant arrivé ensuite, ce n'est pas sur les guitares lourdes que reposent les compos mais bien sur l'alchimie de l'ensemble des apports autant sur le plan instrumental que sur celui des influences musicales. L'ouverture (prônée dans les paroles) est mise en application dans la musique, rappelant parfois le premier Backstab avec le côté oriental, rock, fusion, métal, raggae, hiphop, ragga, drum'n'bass, tous les styles sont les bienvenus et surtout bien intégrés. Dugs soigne son son (Jean-Pierre Bouquet au mastering, on peut faire des plus mauvais choix !), Dugs soigne son image (digipak avec livret/miniposter), Dugs soigne ses influences, et bien entendu Dugs a affiné chacune de ses compositions. Les samples extrêmement bien choisis colorent les titres marqués par leurs rythmes (qui vont de plombés à enjoués), les riffs massifs (faut-il faire référence à Dubwar et Skindred) et des paroles essentiellement en français. Des textes citoyens, engagés pour un monde meilleur même si parfois utopistes ("Je rêve"), je ne vais pas faire l'inventaire des sujets abordés dans les treize titres mais seulement dire un mot de "Les trois couleurs", morceau visionnaire qui part du constat des élections de 2002 pour en arriver à la prophétie Bientôt des mères vont pleurer / Bientôt le pays va brûler, si la suite détourne notre hymne un peu sévèrement (Les jours de gloire sont terminés aujourd'hui règne la tyrannie...), on ne peut qu'écouter avec attention un groupe aussi clairvoyant.
Non loin des Monsieur Z ou Asaliah, Dugs densifie une scène française qui ose des fusions sans concession mais avec le sourire.