metal Métal > Drums Are For Parades

Biographie > Bring me your noise

Drums Are For Parades, groupe né 2007 du côté de Gand (Belgique), est composé par les frères Reygaert, Wim et Geert (guitares et chants) et Piet Dierckx (batterie et chant). Power-trio évoluant dans un registre hardcore punk noise groovy, le groupe sort son premier effort en 2008 via Skeleton Ears Records, un EP vinyle 10" intitulé Artificial sacrificial darkness in the temple of the damned et limité à quelques 300 exemplaires. Un an plus tard, alors que l'EP est définitivement sold-out, le groupe est à pied d'oeuvre sur son premier album long-format : The saviour of the bringer of bad luck.

Drums Are For Parades / Chronique LP > Master

Drums Are For Parades - Master J'ai eu un peu peur pour les Drums Are For Parades lorsqu'AureliO ma refilé le cd alors que c'est un groupe qu'il adore à la base. Deux options s'offraient à votre humble serviteur : soit le groupe s'est planté, soit AureliO est arrivé à une conclusion trop hâtive (faut pas lui en vouloir le pauvre, il est aussi overbooké que notre Super-Président). Confiance aveugle en mon collègue chroniqueur oblige, c'est pas totalement rassuré que l'on jette une oreille sur Master. Après la première écoute, on peine à retrouver le groupe du premier EP, ou en filigrane, et on envisage déjà de mettre le cd dans le carton des "oui mais non". Too bad mais c'est sans compter le savoir-faire (et l'audace...) d'un groupe qui ne lâchera plus la platine d'une semelle.
Après des dizaines et des dizaines d'écoutes, le verdict est carrément plus que positif : pas de gâchis d'un groupe prometteur mais une petite réorientation vers quelque chose de plus personnel et d'ambitieux. Bien sur, il y a toujours ce big² rock nourri au Melvins et au hardcore, bien sur (bis) la voix du frontman reste foncièrement sale et noisy. Le changement vient surtout dans l'apparition d'arrangements symphoniques et d'autres subtilités assez surprenantes pour un groupe que l'on a connu brut de pomme. Si l'on accepte l'évolution qu'offre les Drums Are For Parades avec Master (on t'ordonne de l'accepter, non mais !), c'est du caviar pour les oreilles : 10 titres, 10 leçons de songwriting et de puissance made in Belgium. "The law" offre une entame d'album terrible, les bollocks à la main, "A salesman's pen" le conclue superbement avec un coté épique très Mastodon période Remission, toujours avec les bollocks à portée des paluches. Au milieu de ces titres, une succession de morceaux alliant puissance, riffs gras catchy et arrangements pertinents : le saxo' pétardant sur "Opium den idiot check", les cordes qui galvanisent l'impact sur pas mal de plages sonores... Le pari est donc réussi pour les Drums Are For Parades. C'est du tout bon et toujours ce que la Belgique a de mieux à offrir (avec Ultraphallus, même s'il s'agit pas tout à fait de la même musique) dans la frange "über heavy-rock".

NdR : Les gars, votre album est excellent mais c'est quoi cette pochette à base de méchant lapinou ?

Drums Are For Parades / Chronique EP > Artificial sacrificial darkness in the temple of the damned

Drums Are For Parade - Artificial Sacrificial Darkness in The Temple of The Damned Classe à l'état pur et puissance de feu imparable, titre à rallonge et énergie démente mais surtout grosse découverte made in Dour Festival pour ceux qui y étaient, Drums Are For Parades, c'est tout ça et même beaucoup plus. Machine gun noise-hardcore-rock corrosif, des torrents de riffs stoner-metal, une déferlante sonique qui ravage tout sur son passage, carbonise les conduits auditifs et met tout le monde d'accord. On va la faire courte pour que tout le monde suive : Drums Are For Parades, c'est énorme et puis c'est tout. Surtout quand c'est emballé dans un magnifique vinyle 10" sérigraphié et numéroté à la main.
Sludge metal aux relents hardcore punk corrosifs, la griffe musicale du trio Belge ne laisse pas vraiment les tympans indifférents. Des riffs de bûcherons, une section rythmique bulldozer et un groove brûlant, de la disto pour se dérouiller les articulations et une bonne dose de gros son qui traverse les enceintes de part en part pour nous remettre les vertèbres en place, "Thumbsucker" n'a, malgré son titre, rien d'enfantin ou de gentillet. Au contraire, ça envoie du lourd : metal hardcore rock détonnant qui fait autant de ravages qu'une bombe au phosphore, chant braillard à souhait et une belle séance de concassage de tympans, "Goatfire queens" ne fait pas plus dans la dentelle que le titre inaugural d'Artificial sacrificial darkness in the temple of the damned.
Incandescent et lourdement nappé de stoner gorgé de testostérone, Drums Are For Parades semble avoir été biberonné au cocktail molotov de Black Cobra + High on Fire + Melvins et ne se prive pas pour en mettre... mais alors plein les enceintes. Quelques petites doses de Hitch et de Vandal X pour kärcheriser un peu plus les amplis ("One", "Faking"...) et voici que les Belges poursuivent leur offensive guerrière encore et encore jusqu'à annihiler les dernières poches de résistance. Le trio empile les brûlots sonores ("Dead Kats", "Keep") et finit par nous achever à coup de pilonnage rythmiques et de riffs sulfuriques qui viennent insidieusement se greffer à notre cortex cérébral pour ne plus jamais en sortir. On l'a dit, on le répète, ce groupe est énorme...