metal Métal > Downer

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"Downer" signifie tranquilisant mais aussi "moment où tout va mal", et les Californiens de Downer sont plus proches de vous amener dans cet état que de vous tranquiliser. Au début des années 90, Aaron Silberman (guitariste) fonde ce groupe, son groupe, en quittant Mission Impossible (un autre groupe, pas le film...) avec John Scott (chant) qui, lui, délaisse le HardCore de son autre combo Headfirst. Pour trouver la bonne session rythmique, il faudra attendre pas mal de temps, le groupe les usant comme des mouchoirs en papier jusqu'à ce qu'ils trouvent (en 1999 !) les bons, à savoir Tracey Sledge (batterie) et Jed Hathaway (basse) qui lui n'arrive quà la fin de l'enregistrement du dernier LP ! Entre temps, Downer a vécu ! Et pas à moitié, pour leur premier concert, ils jouent avec The Offspring devant 4 personnes dans une pizzeria, pour le deuxième, c'est un obscur combo du nom de KoRn qui ouvre pour eux dans le fond d'un bar... En 95, ils sortent un EP 5 titres, presque autoproduit, sur le label Ammunition, ce qui leur permet de tourner avec Earth Crisis. En 97, leur premier album Wrestling with Jesus passe inaperçu mais leur offre une date sur le Lollapalooza. Petit à petit le groupe se fait connaître et finit par pouvoir enregistrer un nouvel album signé chez RoadRunner. C'est leur abnégation qui font qu'ils sont dans tous les bacs français au printemps 2001... Mais RoadRunner ne suit pas et abandonne le groupe qui, faute de promo, ne décolle pas et dégouté, décide de splitter durant l'été.

Downer / Chronique LP > Downer

downer Si à ces débuts, la formation était certainement Hard Core, la vague "disco métal" ou "glam rock" ou je ne sais quoi est passée par là et aujourd'hui Downer se range en bonne place du côté des Spineshank, Orgy et autres Disturbed. Leur musique est indéniablement métal mais les rythmes très dansants et la voix claire et trafiquée de John teinte le tout pour en faire autre chose que du néo-métal ou du néo-métal-indus (faute de machines...). La pochette (signée par le graphiste préféré de MetallicA) est peu engageante, ouvrons ce papillon de nuit (?) et disséquons un peu la bête... 11 titres et pas un seul sans des tonnes d'effets, dans les grattes, dans les voix, partout où on peut en claquer, il y en a. Deux guitares se superposent par endroit ou alors c'est la basse qui balance ces gros riffs ? Va savoir, en attendant le combo est efficace sur pas mal de titres notamment "Flex" (introductif), "Saviour" (excellentissime), "Weed eater" (tranquilisant ???), "Mud bath" (éthéré), "Ventilation" (le meilleur morceau ?) et "Curbed" (achevant). Des ambiances très douces qui ressemblent presqu'à des berceuses entrechoquent des refrains simples et dévastateurs. Cette force, c'est aussi le point faible de l'album, la facilité et la répétitivité des plans simples, quand le chant n'emballe pas le tout, les morceaux tombent trop vite dans la mièvrerie comme ce refrain de "Bi-Furious" (alors que le titre commence si bien...) ou celui de "Punching bag" plus que poussif... Ne te fie pas non plus à "Last time", le single qui n'est pas non plus ce qu'ils ont réussi de mieux... Enfin... la majeure partie du temps, les mélodies sont imparables et font mouche, comme derrière les rythmiques sont lourdes, puissantes et marquées, on succombe et on se laisse prendre au jeu, allez, je vais me le réécouter...