metal Métal > Down For Life

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Sensation hystérique et expressive pour le hardcore de Down for Life, draperies métalliques plombées à souhait. Le hysteric-and-expressive-hardcore des gugus là tient plus d'une avalanche de son que de la crise de nerf infertile. Oeuvrant depuis septembre 2002 sur les sentiers de ce hardcore torturé, Down for Life met également en avant sa vision délurée et sa sincérité lors de ses concerts. Hardcore sombre donc pour un groupe qui souligne pourtant que "La vie est belle", en insinuant que l'on ne mérite cependant pas que l'on se batte pour elle...

Down For Life / Chronique LP > It's always the same old story

Down For Life : It's always the same old story Here chaos begin, comme le souligne gentillement le texte sous le CD, et c'est avec appréhension que l'on découvre ô combien cette phrase innoncente est vraie. Chaos peut-être, mais cette arythmie cardiaque comporte quelque chose d'on ne peut plus régulière, comme une vibration interne, qui vibre comme la vie d'effondre.
It's always the same old story débute doucement, mais après tout le Ecce lex de Nostromo fait de même et la suite est plutôt dense, auditivement parlant. "Scale of fate tilt toward apocalypse" (je ne sais pas si la forme littéraire de towards est voulu, mais pourquoi pas...) commence donc sur un crescendo savamment dosé qui explose littéralement sur un mur de guitare, de cris, de caisse claire, le screaming-emo de Gantz a trouvé son pendant hardcore. Déluge de double pédale, le cliquetis mécanique devient perceptible, la guitare s'aventurant sur des pentes caillouteuses, ou le rythme oscille, vire brusquement, le souffle corrosif siffle sur ces falaise décharnées, la voix érodant ces pîcs austères, "Untruth" brise la glace et plante admirablement le groupe sur des positions qu'il maintient jusqu'à la fin de cette première démo étendue. (7 titres, déjà plus qu'une démo et juste un peu moins qu'un album...)
S'enchaînant admirable à ce "Untruth" de toute violence, "Bewildered" argumente sur la partie sauvage de cet attentat sonore, atmosphère plus mouvementée, cassure sonore, synergie radicale et saturée, qui tombe sur un piège empoisonné, un pont scintillant où la batterie met en exergue une guitare plus fluide qui laisse en suspend le chaos sous-jacent. Cette histoire toujours pareille, ne s'écoute insidieusement que du début à la fin, sans altération chronologique possible, un cours d'eau, le plus impétueux soit-il, ne pouvant vraisemblablement suivre que le chemin de plus forte pente, ainsi en est-il pour cette démo qui avance à visage découvert, un hardcore exsangue, fougeux et savament démembré. "It makes my blood run cold" et "Write against oblivion" s'emportent ainsi dans un déchainement cataclismique à l'énergie improbable, les arpèges renversés et bousculés de ce dernier emportent la raison, pousse à monter le son, à secouer la tête comme un forcené. Le titre éponyme de cette démo emporte les dernières miettes de raisons, assombrit encore le tableau et démonte à coups de boutoir les derniers onces de résistance, titre qui ressemblent symbiotiquement à la pochette de l'album, abstraite, des ombres cachés dans l'ombre, "Requiem for a Hope" finissant le sabordage avec délectation, langueur et cris décharnés...