Au Pukkelpop avec Metallica, il devrait y avoir Down, The Ocean, Junkie XL, The Wombats, Simian Mobile Disco...
> Lire la dépêche
13/04/08 Metallica + Down + ? = Rock en France :
Down pourrait participer au Festival Rock en France (Arras, le 14 août avec MetallicA).
> Lire la dépêche
21/03/08 Crowbar réédité :
Alors qu'un nouvel album est prévu pour cette année, Crowbar, l'autre groupe de Kirk Weindstein (Down, Kingdom of Sorrow) va voir trois de ses albums, Crowbar(...)
> Lire la dépêche
Voir les archives
Down-nola.com: site officiel
(50 hits)
Downnola: Myspace
(185 hits)
Forum :
le bilan 2007 : les albums
- 27 commentaires
2007 se termine, c'est l'heure du bilan...
On peut ouvrir différents topics (concerts, révélations, évènements) mais voici celui consacré aux albums.
...
Métal
Down
Biographie > y'a du beau monde en Bas...
Down se présente comme un "super groupe" emmené par deux membres de Pantera : Phil Anselmo (chant) et Rex Brown (basse), de deux membres de Corrosion of Conformity : Pepper Keenan (guitare) et Jimmy Bower (batteur, également dans EyeHateGod) et d'un cinquième larron qui officie au sein de Crowbar : Kirk Windstein (guitare). Du très lourd donc... Mais à part être des musiciens dans de grands groupes de métal, ces cinq là ont autre chose en commun, ils sont originaires de New Orleans (sauf Rex). Leurs premiers essais ensemble, au milieu des années 90, ne sont pas réalisés dans l'idée de devenir un groupe à part entière ... mais ils enregistrent quelques titres et se font signer ! Ils sortent un premier album du nom de Nola et après quelques concerts, retournent dans leurs groupes respectifs. Ils se retrouvent en 1999 (année de l'arrivée de Rex), écrivent quelques trucs quand ils en ont le temps et c'est en 2001 qu'ils s'isolent au milieu des marécages pour solidifier et enregistrer un deuxième opus. Il sort au printemps 2002, voilà donc le deuxième épisode de Down : A bustle in your hedgerow. Le carton est immédiat, le groupe s'enquille dans une tournée et met à chaque fois le public à ses pieds. Puis silence radio pendant plusieurs années. En 2006, alors que la Louisiane pense ses plaies et que la troupe a, comme beaucoup de groupes, encore à l'esprit le décès tragique de Dimebag Darrell, Down se remet au travail et compose Over the under, son troisième album à la rentrée 2007.
>
0 commentaire
-
Ajoute un commentaire !
Down / Chronique LP > Over the under
Autant le dire tout de suite, celui-là, il dérouille quelque chose de bien... Et n'en déplaise aux âmes chagrines, certes l'armada Down ne sort un album que de manière épisodique, 3 en douze ans, mais à chaque fois, c'est béton. Et pas un poil qui dépasse.... quoique. Over the under, c'est simple, en gros c'est l'album de stoner metal sudiste que l'on fantasmait avant que le gang natif de Louisiane ne nous le propulse sauvagement dans les écoutilles. "Three suns and one star" démarre les hostilités : une intro toute en crescendo, qui prépare sagement le terrain avant de se tailler une bonne tranche de riffs gras et chargés en hormones pour un titre de stoner metal grunge, moite et pesant qui explose l'alcotest. Car c'est toutes guitares dehors et section rythmique qui bétonne que Down signe son retour sur le devant de la scène après deux albums quasi unanimement considérés comme des "must-have" du genre. Un retour attendu et qui ne décevra pas les puristes.
Le cinq majeur sudiste a pris son temps mais affiche la forme des grands jours. Le duo de gratteux que compose Kirk (Windstein) et Pepper (Keenan) balancent les décibels à la force du manche... de gratte. La paire Rex Brown/ Jimmy Bower, respectivement bassiste et batteur du groupe, assurent à eux deux une rythmique implacable et last but not least, Phil Anselmo fait à peu près la même chose que Chris Cornell il y a quinze ans avec Soundgarden... Avec des backgrounds pareils, les membres de Down étant issus de groupes aussi confirmés que Pantera, Crowbar, EyeHateGod ou Corrosion of Confirmity, on le sait, ça balance sévère. Mais le Down cuvée 2007 ne s'est pas contenté de faire un Down II bis. "The path" puis "N.O.D" passent en revue le meilleur de ce dont est capable ce all-star band 5 étoiles et ne se privent pas d'en expurger les clichés pour en produire un cocktail rocailleux et terriblement burné de stoner-metal sudiste, rugueux et tellurique. La prod est monstrueuse, le son pachydermique, typique de Down, rend largement justice à une puissance de feu démentielle (le break de "N.O.D") qui cogne sec et qui en fout partout. Evidemment, le résultat est carrément jouissif. Comme sur les deux premiers chapitres de l'histoire du groupe, ça gueule ("I scream"), ça démonte à tout va, ça gueule encore (""), c'est carré (l'énorme "On march the saints"), puissant et d'une maîtrise assez hallucinante, mais en plus... ça envoie des mélodies d'une rare efficacité. D'obédience stoner metal aux relents grunge, le son est massif et l'intensité tellement phénoménale qu'on ressort de ce Over the under complètement sonné par la déflagration Down. En même temps, c'était déjà ça sur les deux premiers efforts...
Comme d'ordinaire, le combo alterne les uppercuts métalliques avec les morceaux plus apaisés (un "Never try" très 70's, l'hommage psyché-rock bluesy au stoner/ southern rock "His majesty the desert"). Le all-star band se fait rare alors quand il refait surface, ce n'est pas pour rigoler. Et dans cet esprit, il jette en patûre à son auditeur un "Mourn" qui secoue les vertèbres avant d'enclencher la marche en avant avec un "Pyllamid" bulldozer qui met la colonne en miettes. Destructeur. On pouvait récemment lire dans nos colonnes informatiques que le Dopesmoker de Sleep était "ultime", cet Over the under mérite également ce qualificatif qui doit être utilisé à bon escient et avec parcimonie... Histoire de ménager son effet. Problème, avec cet Over the under, on serait d'user de cet adjectif toutes les deux phrases, alors que l'on plonge dans les entrailles de la bête. Pour parler du très inspiré "In the thrall of it all" par exemple. A moment d'écrire cet album, les cinq avaient encore à l'esprit deux drames qui les ont sacrément secoué, les ravages de l'ouragan Katrina sur leur Louisiane natale et le décès tragique (tué sur scène par un forcené) de Dimebag Darrell (ancien frontman de Pantera), d'où ces éclairs de rage brute qui parsèment cet opus et en décuple l'intensité... Un disque heavy et rentre-dedans à souhait, un album au punch inégalable et qui laisse en quelques endroits perler une mélancolie retenue (le sublime "Nothing in return (Walk away)")... "Invest the fear" referme cet album décidément ravageur et ceux qui ont survécu à l'assaut peuvent appuyer sur replay pendant que les autres essaient de recouvrer leurs esprits... Car, malgré quelques titres un peu redondant, la troisième livraison de Down fait très mal à la concurrence et aux passages à nos rotules et lombaires pourtant habitués à tel traitement de choc. En un mot et un seul : éNORME.
[
On march the saints: .mp3
(25 hits)
]
>
15 commentaires
-
Ajoute un commentaire !
Down / Chronique LP > Nola
Il y a des matins comme ça, où ça ne va pas. Mais alors pas du tout. La sonnerie bien désagréable du réveil vient nous sortir de notre torpeur, on se lève péniblement (généralement en se prenant les pieds dans les fringues qui jonchent le sol depuis trois jours) en se disant que le seule chose dont on a envie à ce moment, c'est de se recoucher et là, c'est le drame. On sait que l'on va devoir partir au boulot, qu'on est déjà méchamment à la bourre, mais non, il a en plus fallu qu'on jette un oeil par la fenêtre pour voir la très charmante grisaille automnale, venue en cette fraîche matinée enjoliver notre début de journée. Et là, franchement, la seule chose qui vient à l'esprit ressemble à quelque chose comme : "ça va être une journée de m...". Heureusement, au W-Fenec on a un remède, LE truc qui te remet les idées en place en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, le disque qui t'injecte directement par les conduits auditifs encore brumeux en cette heure matinale, une dose d'adrénaline de mammouth : Down. Avec son premier effort paru en 1995 et sobrement intitulé Nola, cet all-star band mené par un Phil Anselmo que l'on ne présente plus, livre un manifeste heavy stoner metal sudiste brûlant, graisseux et percutant qui laisse encore de belles traces plus dix ans après sa sortie dans les bacs.
S'il y a des albums qui sont de véritables usines à tubes, Nola est une machine à riffs... aux rouages parfaitement huilés. Le son est massif, la production bien dans le ton de cet album aux allures de pamphlet metal 70's dont il est d'ailleurs difficile d'en extraire un titre en particulier. Car tout Down est déjà dans ce premier effort studio, compact et inébranlable, puissant et ravageur, le all-star band annoncé est un véritable bulldozer stoner metal, comme Rite le sera du reste dix ans plus tard. A savoir, un véritable rouleau-compresseur aux riffs de bûcherons et à la section rythmique tronçonneuse enfermée dans une gangue de plomb. Ici, on ne se retourne pas pour voir qui suit et qui a lâché l'affaire, le groupe est au sommet de sa forme et livre là 13 titres en béton armé. Il faut dire qu'avec les passifs des bonhommes, on n'en attendait pas moins d'eux, car COC, EyeHateGod, Crowbar et Pantera dans le même bateau, difficile de faire mieux en la matière, et en regardant le résultat, on se rend compte la barre a été placée très haute par le cinq majeur de Louisiane. Enorme, tout simplement.
>
14 commentaires
-
Ajoute un commentaire !
Down / Chronique LP > A bustle in your hedgerow
Ce disque est surprenant ! Alors qu'on pourrait fort logiquement s'attendre à une débauche de sons lourds, de thrasheries et de soli en tout genre, A bustle in your hedgerow est plutôt "calme", il sonne plus stoner, plus grungy que thrash ou speed-métal. Dans le même temps si les lascars avaient un side-project de ce calibre pour refaire ce qu'ils font au sein de leurs formations respectives, ça ne servirait pas à grand chose ! Phil Anselmo chante avec une voix claire et portée par le son distordu mais pas trop saturé des guitares, ça nous mène tout droit entre le grunge agressif d'Alice In Chains ou Soundgarden et le stone rock de Fu Manchu, Cowboys and Aliens voire leurs pères du "hard rock" à savoir Black Sabbatth et Led Zeppelin. La joyeuse troupe délaisse donc les gros accords tachants et tranchants, les rythmiques martelées et les voix caverneuses pour un rock'n'roll musclé, très groovy, très souple, très américain ("Stained glass cross"). Les guitares ne sortent vraiment les crocs sur quelques titres comme "Ghosts along the Mississippi" ou "New Orleans is a dying whore" où le côté métal du combo est accentué. Elles se font plus douces, privilégiant sons clairs et solo, sur "Learn from this mistake" ou "Landing on the mountains of Meggido". Mais que les titres soient calmes ou plus rentre-dedans, la voix de Phil Anselmo fait le lien et est vraiment le ciment de cet album en plus d'en être les fondations. Ce A bustle in your hedgerow risque de suprendre les fans des membres de Down mais démontre, s'il le fallait, que les zicos ne sont pas enfermés dans un style où ils pourraient pourtant facilement composer et plaire (Crowbar et Pantera notamment). Alors que tu aimes ou pas les différents groupes dont Down est issu, ça ne fait rien, Down possède sa propre identité.
>
0 commentaire
-
Ajoute un commentaire !

