metal Métal > Donkey Punch

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Donkey Punch tire son nom d'une pratique sexuelle un peu "extrême" que l'on ne détaillera pas ici parce qu'il y a des enfants. Sinon DP est également un groupe français, branché hardcore/black/grind/punk qui sort à l'automne 2009 sa première démo, savoureusement intitulée Virgin, histoire de se faire la main en douceur avant de passer aux choses d'adultes. Un an et demi plus tard, le groupe déballe son premier véritable EP, intitulé Middle class, via Swarm of Nails Records (Nesseria, Quartier Rouge, Hungry Like Rakovitz, The Phantom Carriage...).

Donkey Punch / Chronique EP > Middle class

Donkey Punch - Middle class 11 morceaux = 17 minutes et des poussières de musique... enfin d'agression sonore quasi permanente. Avec Donkey Punch, vaut mieux pas arriver en retard parce que ces gars-là ne sont pas du genre à traîner en route. Et s'ils commencent plutôt moderato avec "Goes blank", c'est pour mieux envoyer la suite en mode speed(o) et faire craquer le slip sur un "Never enought" tout feu tout flamme. Hardcore punk aux relents grind, ça dure quelques deux minutes et trente secondes à peine mais on en prend littéralement plein les esgourdes. Dur sur l'homme et adeptes du coît métallique animal, les gaziers y vont franchement et ne retiennent pas leurs coups (de reins). Vociférations démentes, une hargne de tous les instants et un dynamitage en règle des amplis parsemés de joyeux concassages de guitares, ça c'était pour la vraie mise en route.
Ensuite, on nettoie gentiment les enceintes avec un ou deux brûlots encore incandescents (au hasard "Khaled Kelkal"), on rince à l'acide sulfurique (l'éponyme "Donkey punch") et on vitrifie ce qui reste histoire de ne pas en laisser une miette ("3 am"). Donkey Punch c'est de la barbarie métallique démoulée à chaud et qui s'exprime par le biais de geysers de haine qui jaillissent dans les yeux de l'auditeur. La cécité décuple l'ouïe, certes, mais sauf quand le groupe en question piétine gaiment les membranes auditives avec un "Cheating life Part II", qui fait suite à une "Part I" étrangement bruitiste. Comme une séquence d'absence sensorielle avant le démembrement émotionnel final et un "Cheating life Part III" qui arrose les conduits avant de laisser en plan un auditeur encore sonné par cette expression de nihilisme absolu qui caractérise la musique des auteurs de ce Middle class, féroce et sans concession. En un mot : bestial.

NB : l'EP est en téléchargement libre ci-dessous.

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