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Biographie > levrette attitude


Ce groupe s'est formé en 1997 et pratique ardemment et sans scrupule... le bon gros métal/HxC, et non, pas autre chose ici bande de pervers (pour ceux qui ont pas suivi, Doggystyle = levrette). Originaires de Caen, Rom (basse), Seb (chant), David, Dod (guitares) et Guillaume (batterie) sont influencés par des chefs de files tels que Vision of Disorder ou Indecision, mais aussi des groupes moins radicaux tels que Cave In sûrement à leurs débuts, et d'autres plus bourrins tels qu'Arkangel à mon avis. En fait Doggystyle se plonge dans la brutalité "tough guy" mais tout en conservant certains aspects plus tranquilles. Après un premier EP Self inflicted injury (1997/98), puis un MCD Pain en 2002 après diverses compilations, Doggystyle sort en septembre 2002 Moments of awakening.
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Doggystyle / Chronique EP > Moments of awakening

doggystyle : moments of awakening Moments of awakening ouvre avec un sample en intro ("in the beginning") qui donne un ton déjà froid et glauque. Rien de mieux pour affronter "Control". Si le départ sur les chapeaux de roues me plait bien, j'ai du mal à accrocher avec les voix en fond, les riffs un peu trop lents, voire parfois néo. "Salvation" est déjà plus convaincant. La voix raclée et celle aspirée font leurs effets, les guitares bien présentes donnent un coup d'accélérateur sans oublier une basse bien sentie et une batterie bavarde. Gros breaks, "My way, my life are my choices", et des bonnes mosh part qu'on aime, que du bon ! Schéma type du reste des titres, ça fonctionne et on ne leur en veut pas. Doggystyle amorce un style pas forcément original mais qui séduit, un peu lent parfois et assez lourd. On retrouve les grattes bien saturées sur "Self pride", un titre qui traîne et t'emporte dans son déferlement bruitiste. Sur "Time to change" ou "Away" on a le droit à une batterie qui s'énerve, bien furieuse, c'est ici un élément qu'on ne peut mettre de coté. Dommage pour "Away" mais j'ai vraiment du mal avec les chants clairs. C'est pourquoi mon coup de cœur est incontestablement "Friends and family". Rappelant un Reprisal pour les grattes, le titre se débat admirablement avec une voix qui alterne chants raclés graves, voix deaths à la Arkangel et voix parlées, sans oublier des coups de double pédale bulldozer, la basse en fond et une rythmique rapide, accrocheuse qui, à mon avis, doit faire très mal en live. Plus dans la même lignée "Slaves" rentre dans le jeu sans brusquer, le rythme semble menaçant, on attend le coup de semonce qui tarde. La compo enchaîne, s'enhardissant, de plus en plus destructive, agrémentée de chœurs. "For the love of" termine le CD, endiablée, efficace et presque plus calme comparée aux précédentes, bien que les sonorités soient tout de même grasses et sans retenues, avec une accélération marquée au milieu du titre ! Moments of awakening me laisse un avis mitigé quant aux premiers titres, il semble que le cd se découpe en deux parties, surtout après "Friends and family". L'agression est alors imminente, Doggystyle assure, et même si on attend mieux pour le prochain CD, l'envie de les voir sur scène est déjà là.