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Biographie > Livingstone, le docteur, pas le goéland !

Il paraîtrait que Doctor Livingstone soit composé de Henri Chapier (chant), Paco Rabanne et Karl Lagerfeld (guitares), Sim (basse), Moïse (clavecin), Gargamel (percussions) et de Louis XV (harpe). Enfin, c'est ce que la biographie officielle nous raconte... Vous avez déjà compris que Doctor Livingstone est doté d'un sens de l'humour particulièrement aiguisé, ce qui se confirmera par la suite. En attendant, on sait de façon plus sérieuse que le groupe existe depuis 1997, a enregistré plusieurs démos, sorti un EP (Beneath it devores) en 2004 via From Dusk records et a enregistré au studio In The Box (Illegal Process, ...) un premier album éponyme en avril 2006 (mixé par Cédric Castel). En outre, des membres de Doctor Livingstone ont fait partie de Stony Broke et Illegal Process et/ou participent encore à faire vivre Moshpit et Panzerflower.

Doctor Livingstone / Chronique LP > Whoop whoop whee whee

Doctor Livingstone - Whoop whoop whee whee Après une pochette aux allures de délicieuse pop, Doctor Livingstone nous fait le coup du dessin de gamin pour amadouer le manant. Sauf que les franciliens n'ont pas changé d'un iota leurs intentions...
Alliage à base de punk-core outrageusement explosif et d'un goût toujours aussi exquis pour l'appellation de ses titres ("Symphonie n°190267", "Aphorismes sur l'euphorie (tout est chiant, tout est nul)", "Madame prout prout au pays des bobos", ...), Doctor Livingstone continue sur la même ligne de conduite qu'entendue précédemment : celle du tabassage sonore, du défouloir enchanteur, de la jouissante mutilation.
Des 12 titres éructant de Whoop whoop whee whee, rares sont les moments où faiblit le tempo, où la mélancolie l'emporte. Et même lorsque Doctor Livingstone se permet les ellipses de "La passion pour le rabâchement" et "Lies, lie, lies". Puisque le groupe perpétue son entreprise de démolition en vitesse accélérée, choisit l'agression comme mode d'expression et s'offre le luxe de broyer nos tympans à la fin de "La vie est une interminable attente infructueuse". On note toutefois une légère perte de rondeur sur ces nouveaux titres mais il n'en est rien de leur densité ni de la cohérence de leur assemblage !
Foudroyants et furieux, les Doctor Livingstone réitèrent, avec leur style, l'exercice de synthèse entre concision, charisme et puissance. Et pensez qu'ils doivent de nouveau sévir très prochainement en studio ! Dans ces circonstances, rendez-vous est pris pour début 2009, Docteur.

Doctor Livingstone / Chronique LP > Doctor livingstone

Doctor Livingstone - Doctor livingstone Alors là, Doctor Livingtone a réussi un sacré coup de bluff ! Effectivement, si on se fie à l'illustration ornant la pochette (et aux 3 lignes de son en-tête) ainsi qu'au (court) document (à défaut de dossier) de presse joint à la galette, on s'imagine que nous parvient un groupe d'électro-pop (à la Minuscule Hey) ou de folk-rock (dérivé des Cornflakes Heroes), de musique mellow et sirupeuse ou encore une formation totalement déjantée, une sorte de "Enhurus de Bio-Pooh" (contraction forte utile de Enhuma, Anthurus d'Archer, Biocide et Flying Pooh). Même si la biographie apprend que certain(s) Doctor Livingstone sont passés dans les rangs de Illegal Process, j'essai de me persuader que tout est permis, que Doctor Livingstone doit adorer se noyer dans des mélodies et le raffinement le plus complet. Les membres de High Tone (du dub, pour les ignares) n'ont-ils pas sévis dans le hardcore à leurs débuts ?
Fini de tourner en rond, il est temps de passer aux choses sérieuses, n'est-ce pas ? Et on se rend compte que le groupe n'en a que cure des leçons de politesse et se fiche bien d'arrondir les angles ! Car voyez vous, c'est plutôt sur de solides bases punk-hardcore que Doctor Livingstone a choisi de s'asseoir et d'évoluer. Donc pas de harpe ni de clavecin dans les environs... La musique inoculée par le groupe est compacte et racée ("In vain", "Love and loyalty vs lust and debauchery"), groovy et percutante ("#2"), salvatrice et étourdissante ("Ambition for failure") voire même aux frontières de la débauche ("A fleur de peau") et n'hésite pas non plus à écorcher ("The wart of the land"). Toujours bon à préciser, le tout est servi par une production qui décollera le cervelet de plus d'un(e). Et afin d'effectuer un nouveau rapprochement avec Illegal Process, impossible de ne pas indiquer que Doctor Livingstone sait aussi choisir des titres relativement longs pour nommer ses titres, comme en témoigne "And all of them were convinced that poetry could save their poor songs".
Adeptes féroces (sembe-t-il) du DIY, le groupe propose de te livrer ce premier album contre seulement une enveloppe à ton adresse affranchie de 2 timbres (soit 1,06 € !). Mais ce n'est pas tout, puisque si il est possible d'écouter des titres de Doctor Livingstone sur leur page myspace, je vous invite aussi à vous rendre (au plus vite) sur leur website, qui en plus de proposer l'ensemble du disque en libre téléchargement, vaut largement un détour de quelques clics de souris : c'est une fausse page myspace assez désopilante où les amis du groupe sont Tropico, Lada et Dim et où un responsable de chez EMI et Mozart -himself- viennent se lâcher !
Voilà, Doctor Livingstone est capable de mettre en boîte des morceaux toniques et rondement menés tout en bluffant ses auditeurs plusieurs instants mais cela ne répond pas à la question essentielle : sur la pochette, entre le cow-boy et le shériff, qui bluff qui ?