metal Métal > Dirge > Chronique LP / Down last level

dirge_down_last_level.jpg Down last level... S'enfonçant dans les profondeurs terrestres, les cinq titres de ce premier album signé Dirge, viennent forer le sol à la recherche de sa puissance tellurique. Destructeur, lourd, éreintant, "Dll" d'entrée pose les bases d'un slugde chaotique sur-plombé de vocaux hardcore qui descend à travers le manteau inférieur avant d'atteindre le noyau externe liquide. Massif. Samples qui viennent se télescoper aux riffs infernaux assénés par les parisiens, après trois démos (Infected Brain Machine, Mind Time Control et Dead Network Access) publiées en 1994 et 1996, les Dirge ont définitivement trouvé leur voie(/x). Entre un Godflesh post-moderne et un Neurosis gorgé en samples, les français atteignent le noyau solide interne dès le deuxième titre de ce Down last level : l'efficace "Side".
Saturée, rugueuse, la musique de Dirge est à la fois étouffante et dangereusement heavy. De riffs écrasants en textes psalmodiés, de noise psychédélique en sludge metal aux effluves industrielles, l'ensemble est compact, incroyablement addictif. Soit on accroche irrémédiablement, soit on repousse violemment, à notre décharge, Down last level, premier album du groupe ne fait pas dans la demi-mesure, l'effet produit est assez radical dans son genre. Précurseurs méconnus de ce que l'on a désormais l'habitude d'appeler "post-hardcore", cet effort inaugural est encore solidement ancré dans des sonorités metal indus, qui au coeur d'un véritable cyclone apocalyptique, donne un souffle épique à ce condensé sonique d'une remarquable homogénéité ("God cut my legs", "Rain from the core").
Cinquième et dernier morceau de l'album, "Weak" s'impose comme la grande inconnue de Down last level. Un titre de presque vingt minutes qui débute par presque 12 minutes et 30 secondes d'une interminable plage ambient spatiale que ne renierait aucunement Justin Broadrick avec son projet Final, avant de se lancer dans un ultime voyage musical aux confins du sludge et du hardcore. On pensait commencer à s'endormir à l'approche du terme, Dirge vient froidement nous secouer les vertèbres, venant par là-même nous démontrer qu'ils ont déjà la pleine maîtrise de leur art. Classe...

(The) Aurelio
Juin 2008

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Par KEV le 25/06/08 à 10:31

[-] Re: Dirge / Down last level

KEV
KEV - 2100 msg
Terrier : Saint Denis

c'est sûrement le plus indus (au sens martial du terme) de toute leur disco, des riffs en plomb, une lourdeur atypique qyui sera toujours plus approfondie par la suite... et ces ambiances !!! ou comment ploger au fond du tréfond...
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Astro creep : 2000... songs of love, destruction, and other synthetic delusions of the w-fenec.org

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