Directorscut Il y a des groupes comme ça qui aime jouer avec le feu. Notamment en usant de la langue de Voltaire, ou en donnant dans un mélange rock/metal sommes toutes assez classiques et donc archi déjà-vu pense-t-on au départ. Voire même en proposant un premier effort à la prod' encore un peu light à l'heure où nombre de leurs contemporains mettent justement tout l'enregistrement pour masquer les défauts du reste. Des "défauts" de construction a priori rédhibitoires, le cliché du groupe français qui a voulu faire comme les grands de l'autre côté de l'Atlantique, l'affaire paraît mal engagée malgré la bonne volonté affichée par ses membres. En clair Directors Cut part dès les début avec des handicaps dont on se doute qu'il ne pourra pas se sortir. Pourtant si. Et plus facilement que prévu.
Parce que le groupe a les qualités de ses défauts et les défauts de ses qualités. Conscient de ses faiblesses potentielles, Directors Cut a d'ores et déjà soigné l'objet, livrant ici un digipack classieux mais élégant, avant de passer au son : entre power-rock hargneux (presque hardcore à tendance punk par moments) et puissance métallique de façade, il enchaîne les titres, efficaces et plutôt bien troussés malgré un choix d'idiome qui aurait pu être sans doute plus en adéquations avec les aspirations musicales de Septem. Malgré des textes parfois un peu légers ("Renaissance"), fort heureusement pas toujours ("Entre ombre et lumière"), Directors Cut parvient régulièrement à se sublimer. Ce n'est pas encore complètement abouti artistiquement, mais il y a chez ces quatre-là un potentiel de sympathie évident et une envie chevillée au corps qui devrait les amener à faire encore mieux. A suivre...