metal Métal > Dilutral > Chronique EP / Phi

dilutral : phiDilutral navigue entre l'émo-core rock et le nu-métal, quelque part entre Spiritfall et Glassjaw, à plusieurs encablures de Shun, Vex Red et Deftones, dans des eaux très bien fréquentées donc ! Et on décèle tout ça en uniquement quatre titres, c'est dire la densité des compos du combo. "Fifth sun" est très rock'n'roll dans le son et dans l'approche, mais pas du rock de papi, du rock très actuel, doux par le chant, sophistiqué par les guitares et les rythmes, c'est le côté Spiritfall (ou celui du Incubus poprock). Les grattes s'alourdissent, deviennent fouineuses sur "Marionette", le chant se fait plus agressif, se dédouble, les rythmes deviennent cassants, la rupture est proche. Elle arrive avec "A.D.S.", les riffs sont lourds, bien plus métal, mais la voix reste calme, une atmosphère pesante s'installe, un cri s'échappe de la ligne mélodique, annonciateur de l'orage qui arrive... Au lieu de cet orage, on a un long break chant/batterie avec un peu de guitare qui relance le titre, c'est là qu'on flirte avec Glassjaw. Et toujours cette rengaine à la guitare, c'est elle qui clôture le morceau. Le maxi, lui, ne s'achève pas réellement avec "Roger", une autre compo "basique" avec un refrain très pugnace et des couplets très mélodieux, non le maxi s'achève, après un blanc, avec une partie "cachée", sur très une discrète musique de fond, on entend les zicos se marrer, audiblement passablement éméchés, le seraient-ils par l'ivresse de leur talent ?

Oli
Décembre 2002

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