The Ocean The Ocean Mais pourtant, à l'heure qu'il est (environ 19h), c'est The Ocean qui s'avance. Un peu serrés, un peu déroutés par un cours line-check, mais pas désorientés pour autant, les Allemands débutent cette tournée européenne sous des auspices généreux. Le public est présent, bien que clairsemé, et répond plutôt bien au metal atypique qui s'offre à lui. Bénéficiant d'un son presque irréprochable, The Ocean a su donner une vie à ses titres longs et pesants. Une vraie réussite, avec une mention spéciale à "City in the sea", hymne au riff gras extrait de Aeolian. Voilà un groupe qui aura mérité sa place sur cette tournée. Dillinger n'a qu'à bien se tenir.
Cancer Bats... Pfff... Ce qui est ennuyeux avec les groupes qui ont une réputation incroyable, c'est que les attentes sont énormes. Et du coup les Canadiens ne m'ont pas convaincus. Mais pas du tout. Bien heureusement le groupe a profité de fans complètement déchaînés pour assurer le spectacle. Et malgré quelques pains, on se retrouve néanmoins avec un groupe qui poutre objectivement.

Le Trabendo a ça de bien que les personnes qui mesurent moins d'1m80 peuvent quand même profiter du show. Et c'est pas rien. Parce que pour profiter du spectacle Dillinger Escape Plan Dillinger Escape Plan chaotique de Dillinger Escape Plan, il valait mieux être bien placé.
L'entrée en matière est directe et magistrale. "Farewell mona lisa" est la meilleure des manières pour dire bonjour au public parisien, qui le rend au centuple. Sourire aux lèvres, Greg Puciato se fait un plaisir d'aller chercher le public là où il est : dans la fosse, derrière les enceintes, partout. Il est quasiment impossible d'observer les cinq membres du groupe en même temps sur la scène tellement ils sont mobiles. L'intensité de la prestation est quasiment insoutenable. "Milk lizard" empoigne le Trabendo dans une spirale folle, avant que le groupe calme le jeu en reprenant Radiohead. Pas pour longtemps. Métronome poulpesque, le jeune Billy (25 ans) pose les parties calmes pour mieux mettre en valeur les tangentes rythmiques. Rien ne dépasse. L'incroyable complexité de la musique des Américains est retranscrite dans ses détails les plus éprouvants pour les cervicales.
Premier concert de la tournée européenne, le passage par Paris de Dillinger Escape Plan est dignement fêté avec "Widower", jouée pour la première fois en live. Un titre plutôt calme qui voit Ben Weinman prendre le piano. "Panasonic youth" reprend les hostilités, note époustouflante de la prestation des Américains. Une explosion intense et courte qui reprend de volée tout le public. "Black Bubblegum" puis "Good Neighbor", le concert se termine (déjà?) dans un chaos de dissonances, alors que les slams se répètent à l'envi.
En guise de rappel, "Mouth of ghost", bijou d'ambiance hispanique qui clos Ire Works. Encore une bonne surprise. Et puis vlan !, un gros 43% Burnt dans la tronche pour finir. Grande leçon !