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Biographie > étoile digitale

En 2017 Digital Nova fête ses 10 ans même si le groupe a eu du mal à se stabiliser et ne l'est réellement que depuis 2013 et l'arrivée de Jean-Baptiste à la guitare (et aux samples). Il rejoignait l'équipe marseillaise deux ans après Stéphanie (batterie) et donc les deux "vieux" membres des premiers jours que sont Mathieu à la basse et François au chant. Les deux seuls à avoir vécu la première expérience discographique qu'était l'EP Oxygene en 2010. Le groupe a ensuite auto-produit un premier album (Alpha omega) en 2013 et a pu enchaîner les dates (surtout dans le Sud) croisant depuis la route des grands frères qu'ils écoutaient étant ados comme AqME, Tagada Jones ou Mass Hysteria. Signé sur le micro-label indépendant Not For Fashion People Records (NFFP Reccords pour les intimes), le quatuor enregistre Orphelins avec Thomas Tibéri (guitariste de Really Addictive Sound) et le présente à la face du monde numérique fin 2016.

Digital Nova / Chronique LP > Orphelins

Digital Nova - Orphelins Du métal au chant souvent clair en français avec des refrains qui accrochent et des samples, oui, Digital Nova a de nombreux points communs avec Mass Hysteria, mais si on excepte cette ambiance générale et le titre "Un homme parmi les siens" dont la rythmique vocale rappelle celle de Mouss, le combo n'est clairement pas qu'une copie des furieux. Leur son a tout d'abord une approche plus "rock", si les rythmes sont percutants, la basse possède quelques belles rondeurs et certaines distorsions restent assez "douces". Au contraire, côté chant, François n'hésite pas à passer en mode gueulante quitte à perdre en facilité de compréhension des textes, ces passages hurlés s'opposent à des parties bien plus éthérées, posées et Digital Nova réussit parfaitement à mixer toutes ces atmosphères ("Sous les cris", "Immortels"...). Côté paroles, on a le droit à des scènes de vie, des réflexions, les éléments sont très personnels et pour certains assez touchants, on est assez loin des refrains "slogans" des hystériques même si certaines phrases pourraient coller à l'univers MH (On ne récolte pas le bonheur même si on le sème. On ne vend pas nos rêves, on les possède), on se rapproche davantage des écrits de Reuno et Lofofora.

Élève attentif de la scène française qui a émergée dans les années 90, Digital Nova parvient à assembler ces différentes influences pour créer son propre monde, vu la vigueur de cette famille, ils ne sont pas Orphelins et risquent bien de fédérer un large public autour de leur musique. Ce ne sera que mérité vu la qualité de cet album.