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Devil Sold His Soul
Biographie > mais à qui ?
En pleine explosion émo-screamo, l'Angleterre s'excite sur un nouveau groupe basé dans le Sud de l'Angleterre : Devil Sold His Soul. Aprés quelques mois d'existence seulement Ed Gibbs (chanteur), Jonny Renshaw et Richard Chapple (guitaristes), Iain Trotter (bassiste), Paul Kitney (sampler) et Tom Harriman (batteur) sortent un premier maxi ravageur : Darkness prevails. Ils tournent dans tous le Royaume-Uni et leurs prestations impresionnent. En 2006, ils changent de batteur mais Dave Robinson ne tient que quelques mois, le temps d'enregistrer A fragile hope, il est aujourd'hui remplacé par Leks Wood qui n'a donc pas participé à l'écriture et l'enregistrement de ce premier album qui sort au milieu de l'année 2007.
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Devil Sold His Soul / Chronique LP > A fragile hope
Au premier abord, et une fois l'introductif instrumental "In the absence of light" passé, Devil Sold His Soul pourrait ressembler à n'importe quel groupe de screamo s'exprimant en anglais (encore qu'ils ne soient pas des milliers) mais les énormes ralentissements du tempo et les longues plages de calme avant les tempêtes dénotent un certain attrait de la part des Britanniques pour le post-hard-core.
Alors forcément il faut citer Envy au rayon des influences marquantes et flagrantes mais pour qui est-ce que ce n'est pas le cas ? A fragile hope semble être le résultat de la collision du lourd passif d'Envy et des fulgurances de Cult of Luna. Comme le chanteur ne fait pas que crier et qu'il se sert aussi plutôt bien de sa voix pour porter quelques mélodies claires, le cocktail est explosif. Les quelques titres qui avoisinent les 6-7 minutes ("The starting", "Between two words" ou "Dawn of the first day") sont autant de voyages entre paradis et enfer, entre quiétude et chaos, les nappes de guitares embrument l'horizon, les coups de caisse claire l'éclaircissent. Il n'y a pas que l'espoir qui est fragile chez Devil Sold His Soul, tout est prêt à rompre, à s'effondrer, les éternels efforts de constructions, de consolidations sont vains, le chant éraillé vient sans cesse saper les fondations rythmiques de ces titres où quelques samples servent de ciment.
Durant 50 minutes, A fragile hope nous bouscule et cherche un équilibre qu'il n'a pas intérêt à trouver, tant l'alchimie et le mélange des genres fait sa force. En vendant son âme (à qui ?), le démon Devil Sold His Soul a pu s'acheter du post-HxC, du screamo et du synthé ("Sirens chant" !) et en faire un putain de truc. Diabolique.
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