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Biographie > La Sibérie, son froid et son...death metal !

Les death-metalleux de Defect Designer nous viennent tout droit de...Sibérie ! Amis d'enfance, ils commencent à monter ensemble ce projet musical dès 2005, lorsque Dmitry "Mr. Scavenger" Sukhinin (chant) défie le reste de la bande à jouer des ambiances plus lourdes et malsaines que ce qu'ils faisaient auparavant. Le pari est tenu et en 2007, le groupe enregistre dans leur local une démo de quatre titres, intitulée W, servant de première vitrine. En 2008 et après les bons retours de la maquette, Defect Designer décide de passer aux choses sérieuses et l'envie d'enregistrer un long format se fait plus que ressentir. Seulement, voilà, le problème réside dans le fait qu'il n'y ait pas de studio correct à moins de 4000 kms à la ronde. C'est la Pologne et le Hertz Studio (Vader, Decapitated, Behemoth) qui vont les accueillir afin qu'ils puissent mettre en disque, Wax. Le premier album des Sibériens, enregistré par Wojtek et Slavek Wieslawski, sort le 7 septembre 2009.

Defect Designer / Chronique LP > Wax

Defect Designer - Wax Objet : Wax. Lecture : OK. Introduction timide et hésitante, un défaut auquel nous habituent, une fois sur deux, les groupes de death métal ou ce qui s'en approche. Une légère déception qui disparaît brusquement lorsque la machine sibérienne Defect Designer part pour près de cinquante minutes de conflagration auditive à coup de riffs tortueux, de double-pédale et d'expressions vocales bestiales. Loin de moi l'idée de vous faire un exposé sur ce courant musical, mais quand on évoque ceci, on peut déjà imaginer l'ambiance prédominante qui nous est réservée. Enregistré en Pologne, Wax est un album aux saveurs variées, empruntées à bon nombre de formations qui ont permis à ce genre d'avoir le succès escompté dans les années 90 et 2000. A la fois technique, lourd et mélodique, Defect Designer au détail d'un riff, d'un blast ou d'une ambiance malsaine peut rappeler Necrophagist, Bolt Thrower, Immolation ou Suffocation. En parlant de ce dernier, le chant guttural de "Mr. Scavenger" n'est d'ailleurs pas éloigné de celle de Frank Mullen. Wax combine le death technique à base de passages succincts de plans tenant en peu de mesures ("Stillborn", "Heads") avec des séquences plus convenues où les riffs progressent au fur et à mesure ("You are no more", "Almost ready"). Pas totalement extrême, la musique des sibériens permet à chaque instrument d'être entendu à des périodes propices, notamment une basse vrombissante et slappée à certains endroits ou des solos de guitare sans prise de risques. Defect Designer se permet également de lâcher à la fin de "Almost ready" une reprise à la guitare de l'air de la fameuse comédie musicale Jesus Christ Superstar sortie en 1973. Wax, dont le livret intérieur fait directement penser à celui de The great southern trendkill de Pantera, bénéficie d'une production propre et correcte mais qui n'est pas à la hauteur d'un Cryptopsy ou d'un Aborted, ce qui rend un côté underground digne d'un groupe de cette tranche. Rappelons tout de même que les sibériens ont dû se déplacer jusqu'en Pologne faute de studio plus proche. Et avec le résultat que cela donne après tous les efforts consentis par Defect Designer, nous ne pouvons que faire preuve de respect.