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Biographie > defduuuuuuump

Les mots qui reviennent le plus dans la présentation officielle des dEFDUMp doivent être "sold" et "out". En effet depuis la création du groupe en 1994, toutes leurs productions sonores sont "sold out". Leur premier EP éponyme de l'automne 95 édité à 500 exemplaires : sold out, leur démo de 96 Let the tears flow (300 copies) : sold out. Si ces deux premiers pas ont laissé les Luxembourgeois proches de chez eux, le suivant les emmène plus loin. Pascal (chant), Marc (guitare), Felix (basse) et Dirk (batterie) vont jusque Hannovre (en Allemagne) où la rencontre avec Nico Poschke au studio G-Force s'avère très importante puisque dés lors, il prendra part à toutes les autres productions du groupe (via le mix et/ou la prod'). En décembre 97 sort donc le premier album hEMPCORe, les 1.000 Cds sont bien entendus ... sold out. La cassette 19 titres dEFYING God qui sort en 98 à 300 exemplaires est presque anecdotique, elle est de toute façon... sold out. Le groupe progresse cependant et fait son trou dans le milieu HardCore métal, participe à des compils et se fait connaître en Angleterre, en Allemagne, aux USA... En 99, les choses très très sérieuses commencent avec un EP du nom de Circle's closing, aujourd'hui il s'en est vendu 4.000 exemplaires !!! Et, comme par hasard, il est sold out... Sick of it all, Pitchshifter et d'autres ont la chance d'avoir dEFDUMp en première partie, le groupe tourne même jusqu'en Angleterre, contrée réputée pour son protectionnisme... Las de rééditer leur EP, ils retournent en Allemagne en février 2001 pour enregistrer de nouveaux titres, ils sortent au Luxembourg en juin sous le nom de David versus corporate society, le digipak sera dispo en France en septembre et il ne va pas falloir trainer pour se le procurer parce que sans aucun doute, il sera trés rapidement ... sold out.

dEFDUMp / Chronique LP > This is forevermore


dEFDUMp : this is Forevermore On avait un peu perdu de vue les dEFDUMp, un EP Makeshift polaris sorti confidentiellement en 2005, un show monstre au Hellfest 2007, mais avec le double album This is forevermore sorti en 2007, dEFDUMp revient en force avec pertes et fracas.
Un premier CD intense et chaotique, 5 titres courts et concis, découpés eux-mêmes en sous-parties, The Mars Volta version hardcore, An Albatross sans l'arrogance et en version cohérente, après un intense "Baya California", le virulent et destructeur "You make me say things I don't want to say" virevolte dans les airs, syncopes à tout va, assemblage électrique de riffs insaisissables, dEFDUMp atterri en rase campagne et évite les sentiers battus. This is forevermore demande à être dompté, une écoute savante des deux disques en alternance, en séquence complexe ou en échange naïf, dEFDUMp brouille les pistes et distribue les cartes, mélange les genres, hardcore, rock, punk, mélange les ambiances, calme avec "Ce don de se sentir seul" ou dense et furieux avec "La beauté du geste", mélange des langues aussi, français, anglais et allemand. "Every street you walk" apparaît discrètement, hypnotique, organique, cyclique, tout simplement magique. "Stealing kisses" surgit avec ces petits accords diminués, violence harmonique, désaccords sautillants. "La beauté du gest" / "Ce don de se sentir seul" resplendit de lyrisme, avec un chant clair et exploité à la perfection -anyway-, une basse qui utilise un chorus, le mélange est magique et fait mouche.
Le second CD se fait quant à lui plus homogène, plus factorisé, un hallucinant "The perfect moment" qui démarre sur un riff à la limite du mathcore, un coup à faire évanouir certains tympans non-réceptifs, dEFDUMp ne ménage pas ses efforts avec un riff à faire perdre l'équilibre, basse en glissando, guitare en trémolo et une batterie pour lier les deux, pour exploser sur un point d'orgue -This is forevermore-, un titre qui part sur la pointe des pieds avec une guitare acoustique, une atmosphère appaisée, chant plus vibrant et introverti. "There is nothing left to lose", "Esse (the prostitution of our soul)" tout s'enchaîne très vite, riffs millimétrés, chant toujours ré-attaquant, basse claquante, guitare incisive, les deux jouant de malice pour placer une sucrerie entre deux beats, deux riffs, le titre se fait plus punk, plus rebondissant, plus rythmé. "Mythen sollten Mythen bleiben" et sa mélopée anglo-allemande berce entre deux coups de sang.
This is forevermore mérite à plus d'un titre que l'on s'y attarde, le décortique et l'apprécie avec l'attention qu'il mérite.

dEFDUMp / Chronique EP > David versus corporate society

defdump : david vs corporate society Evoluant entre le HardCore et le métal, dEFDUMp ne fait pas dans la dentelle... Du moins en apparence... Si l'ensemble des 7 titres de ce David versus corporate society peut sembler brutal aux premiers abords, il regorge en fait de finesses. Des finesses techniques dans les rythmes (accroche toi pour les suivre), des finesses dans le son de la guitare qui fuse entre distos éclairantes et riffs de détresse et enfin des finesses vocales où si Pascal semble "gueuler" la plupart du temps, il sait parfaitement bien chanter. Sur les parties calmes il n'est pas sans me rappeler un certain Francisco, d'ailleurs en live, la ressemblance se fait plus nette, Pascal ayant ue attitude assez similaire à celle du chanteur des regrettés Shovel. Si on veut rester en Suisse, le chant est résolument plus violent que celui de Shovel, tirant plus vers celui d'Unfold... Les paroles comme la musique du groupe sont très sombres, pessimistes, le combat de David est perdu d'avance, la tristesse de la situation se mêle à la rage qu'entraîne l'impossibilité de changer les choses. Les 7 titres sont tous d'un excellent niveau, on mettra une mention spécial pour "Charel's theme" pour honorer la mémoire d'un ami disparu et pour le titre "David versus corporate society" dont les trois dernières minutes sont absolument superbes, trois minutes de réflexion aprés une bonne vingtaine de minutes de combat acharné. Et ensuite, on repart naturellement au combat, s'il y a une chance de victoire, il faut la tenter.