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Death Valley Club est né en 2006 du côté de la ville rose (Toulouse), sous l'impulsion de Guillaume (ex-Edomah) à la guitare, Adrien (ex-Edomah également) à la basse et Mathias à la batterie. Si les débuts sont confus, le groupe fini par trouver ses marques autour d'un post-hardcore teinté de chaos et de riffs rock'n'roll. Après le passage d'un premier chanteur, Mathieu, et l'enregistrement d'une démo, Death Valley Club change peu à peu de registre musical. L'arrivée de Thomas au micro, conforte le groupe dans cette réorientation musicale. Les compos s'ouvrent alors à la musique stoner et southern metal, à des rythmiques psychédéliques et un son retro, ce, sans renier ses influences hardcore. DVC enchaîne quelques dates sur la région et teste cette nouvelle configuration qui trouve un écho plutôt favorable. Décidé à poursuivre dans cette voie, le groupe entre en studio en Mai et produit un nouvel EP Flowers.

Death Valley Club / Chronique LP > Flowers

Death Valley Club - Flowers Death Valley Club, il n'y a pas à dire, rien que le nom du groupe donne déjà furieusement envie de se pencher sur son cas. Et d'autant plus quand celui-ci présente Old Man Gloom et Zozobra comme influences sur sa page MySpace, ce que l'écoute de leur premier effort "long-play" confirmera effectivement. Mais avant cela, les DVC vont nous surprendre d'entrée de jeu avec un titre... acoustique ("One million degrees"). Rock folk feutré, classieux et élégant, sans complexe ni fausse pudeur mais avec un songwriting plutôt raffiné... la marque d'un groupe qui aurait pu tout aussi bien s'engager dans cette voie, sauf qu'il privilégie ce que l'on avait lu sur la notice biographique quelques minutes avant d'appuyer sur "Play". A savoir le vigoureux concassage des tympans et l'équarrissage sonore bien violent. Fini les états d'âme, les Toulousains ont décidé de faire parler les guitares. Et ça s'entend. "Sands in the hollow of our hands" ne fait pas dans la demi-mesure, balançant sans vergogne des riffs southern hardcore frondeurs, blindés par une mécanique rythmique à la fois opiniâtre et ravageuse... Question chant, sans surprise, ça braille et ça braille fort.
Minutes et morceaux défilent et la musique de Death Valley Club gagne en consistance, en efficacité également. Le groupe passant la surmultipliée en empilant gaiement les parpaings sonores, ceux-ci alliant la férocité bestiale du HxC corrosif ("Alone") et sonorités stoner parfois bien hallucinogènes ("Buk on phone"). Cocktail détonant. Entre frénésie hardcore, déflagration southern metal et nappes de psychédélisme enfumé, le groupe livre quelques curiosités sorties d'on ne sait trop où ("Sun as a gift, storm as a punishment", "Spit your venom and swallow your disdain back"), des morceaux presque anachroniques, digressions très expérimentales que DVC place là comme pour mieux dérouter l'auditeur... avant de reprendre les rennes de l'album d'une main de fer. Avec "Choose", le groupe nous colle de nouveau les tympans sur la platine. Un préposé au micro qui aboie plus qu'il ne chante, une rythmique qui ne lâche rien en route et des guitares toujours aussi guerrières et alertes, ça envoie du gros son et c'est bien mieux comme ça. Lancé à vive allure, le groupe terminera son Flowers de la même manière ("The walk"), non sans avoir auparavant fait fumer les amplis en variant les plaisirs sur un "The water's noise on the window" narcotique et mid-tempo puis un "Becoming stale" caniculaire à souhait. Prometteur...