Dead Mountain Mouth - Phtos Dead Mountain Mouth, le projet solo de Lundi Galilao (A Very Old Ghost Behind the Farm), s'était révélé avec Loka puis avait continué sa route sans s'occuper de nous avec Crystalline (2012) et Viae (2014), le revoilà dans nos oreilles avec Phtos, un album qui sent bon le soufre et où le toulousain varie les plaisirs (dans la musique, en plus de s'occuper de la bonne prod' et de l'artwork). Depuis la ballade saturée avec un chant presque clair jusqu'aux assauts death métalliques les plus obscurs, on passe d'une ambiance à l'autre tout en simplicité et sans que l'ensemble n'en ... souffre. Si sur la première partie du disque, il est évident que les morceaux n'aient pas la même teinte, sur la deuxième, qui consiste en une seule épique piste de vingt minutes ("The waste land"), la progression et les enchaînements sont inspirés conférant à Phtos une vraie puissance narrative (j'aurais aimé pouvoir trouver les paroles quelque part dans le digipak...). Avant ce dénouement magistral, on aura profité du jeu sur les chants ("Born from the tides"), de la chaleur instrumentale ("A call", le sermon post rock "Sermo in monte"), de riffs tournoyants appuyés par une rythmique puissante ("Burst", "Axis mundi") et d'un tas d'autres trucs concoctés par le fertile esprit de Dead Mountain Mouth.