metal Métal > Day Eleven

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Quintet originaire de Tampere (Finlande), Day Eleven se compose comme suit : Janne Pajari (chant, guitare), Matti Lötjönen (guitare), Olli Sopanen (guitare), Kimmo Kärkkäinen (basse) et Luca Di Giovanni (batterie). Se revendiquant comme autant influencé par Faith no More que Life of Agony, A Perfect Circle ou Stone Temple Pilots, les Day Eleven ont commencé à jouer ensemble il y a une petite dizaine d'années, mais sans passer par la case studio avant 2004, où le groupe mettra à mettre en boîte une série de singles (Lost my love, Year one...) préambule à un premier album (Almost over everything) qui sort dans les bacs en 2005. Un peu moins de deux ans plus tard, Day Eleven remet ça avec Sleepwalkers et franchi du même coup les frontières de sa Finlande natale.

Day Eleven / Chronique LP > Sleepwalkers


day_eleven_sleepwalkers.jpg Rock, pop, émo, post-punk, Day Eleven manie les genres et les codes avec un savoir-faire particulièrement affirmé sur l'énergique et épileptique "Dissonance fading", premier titre de Sleepwalkers. Une batterie qui, une fois lancée, ne s'arrête jamais, des guitares qui dégorgent les décibels, un riffing tantôt pop-rock, tantôt plus métallique, la musique des finnois, très mélodique ne manque pas d'efficacité. Avec un sens du tube qui cartonnera assurément les charts dans les pays scandinaves (culture oblige), Day Eleven, enchaîne directement avec le très calibré "Message". Aucune innovation, c'est du déjà entendu cent fois, mais c'est bien troussé, idéalement produit et, qui plus est, ça parvient à éviter les poncifs du hard-FM scandinave ou américain avec une facilité quand même déconcertante. Sympathique donc. Désireux d'aligner les singles qui vont tout démonter sur leur passage, le groupe enquille à la suite l'excellent If nothing comes you, pépite émo-rock qui pulse dans les enceintes avant un final aux guitares saillantes ; puis le plus insignifiant "Untitled". Inégal donc. Où comment faire évoluer sa musique vers des horizons rock prog sans en avoir réellement les moyens. On passe presque sans un regard pour se focaliser sur le très mélodique "Coma".
A coup sûr, Day Eleven est taillé pour les foules et remplir les stades de bordées de midinettes en fleur. Un peu comme Nickelback mais en mieux et en plus énergique. Le problème qu'à le groupe, c'est qu'il a tendance à enchaîner des morceaux qui se ressemblent comme deux gouttes d'eau ou presque. Ainsi "The Absolute" et "Simply lethal" se distinguent par leurs mélodies marshmallow aux tendances new-wave et leur capacité à produire des riffs qui sortent toutefois du lot, mais brillent également par leur ressemblance. Heureusement entre-temps, les rockeurs venus du Nord de l'Europe se fendent d'un très bon "Your cloud", tout en arpèges et mélodies radiophoniques. Et même si l'on doit encore supporter l'infâme "Whenever you say you love me", on ressort de Sleepwalkers avec le sentiment d'avoir pris une bonne petite rasade de rock aux tendances tantôt pop, tantôt plus metal, bien produit et pas désagréable, à défaut d'être transcendant.