metal Métal > Darzamat

Biographie > Darzamographie

Darzamat : le groupe en 2004 Groupe symphonic-gothic metal rescapé des années 1990, Darzamat a pris un break après le succès de In the flames of Black Art et de In the opium of Black Veil. Objets de collection pour certains, albums underground pour d'autres, ces deux albums ont été récemment réédités.
Ce combo qui vient de Pologne, est basé autour de Simon, principal compositeur et Flauros, auteur des paroles, le tout relevé par la voix de velours de la sublime Kate et par Daamr et Bomba à la section rythmique.
4 ans de silence sépare le nouvel album Oniriad de ces prédécesseurs, mais ces années ont permis à Darzamat d'acquérir de nouvelles influences et d'explorer de nouvelle dimensions musicales, sans altérer les textures particulières de leurs titres.Juste après l'enregistrement de Oniriad, dont la session d'enregistrement à vu le départ de Daamr, c'est la vocaliste Kate qui se fait la malle. Position dangereuse et de remise en question pour Darzamat, après de nombreuses années, les membres fondateurs du groupe se sépare avec le départ de Struzek. Finalement Golem rejoint les futs, Spectre les claviers et Nera la place de vocaliste. C'est donc en parti un nouveau Darzamat qui enregistre le quatrième album du groupe : Semidevilish. En 2005, poursuivant sur sa lancée, le groupe collabore avec Andy La Rocque pour l'enregistrement de con cinquième album studio Transkarpatia.

Darzamat / Chronique LP > Transkarpatia

Darzamat : Transkarpatia En s'enfermant au cours de l'année 2005 avec Andy La Rocque (King Diamond) pour l'enregistrement de son cinquième album studio, Darzamat achève là sa transformation et mutation entamée avec le très noir Semidevilish. Des atmosphères plus proches du black atmosphèrique ou du death métal, Transkarpatia porte merveilleusement bien son nom, comme l'onirique Oniriad en son temps.
Darzamat pose là une pierre de son édifice musical de manière magistrale, peu de compromis, une ligne directrice droite et aiguisée, "Vampiric prose" donne le ton et achève l'orientation du groupe, un peu moins facile d'accès et doté de beaucoup plus d'inspirations provenant des branches extrêmes du métal. Une vocaliste qui adoucit l'ensemble, contrepoint d'un chant vampirique, qui fait une apparition fracassante sur ce Transkarpatia, les titres empruntent à la lourdeur d'un Semidevilish comme sur "The burning times" doté de guitares puissantes et d'une double pédale chirurgicale, des arrangements de cordes fluides et tissés entre les guitares, et d'une opposition magique entre le chant de Flauros et Nera. "Black ward" surgit tel un phoenix, une guitare en étendard sur des rythmiques bétonnées et peinturées de noir, "Labyrinth of anxiety" prenant lui un tournant beaucoup plus hypnotique et binaire, un riff en rotation oscillante, une tore de métal déferlant avec ferveur.
Surgit d'au-delà des Carpates, ce cinquième album de Darzamat se laisse fondre sous la langue, entre titres compact et obscur, des intros instrumentales interessantes, quelques errements dont "Virus", des claques comme "The old form of worship", et place ce Transkarpatia en bonne place au rayon métal.

Darzamat / Chronique LP > SemiDevilish

Darzamat : Semidevilish Après un remaniement plus qu'anecdotique (seulement un nouveau batteur, un nouveau clavier et une nouvelle vocaliste après tout...), Darzamat se retrouve sur le pied de guerre pour son Semidevilish, qui offre plus que promit. L'ombre de ces changements a opéré un profond changement dans le son Darzamat.
Quatrième album du groupe, Semidevilish a été enregistré durant l'été 2004 au Mamut Studio et est produit par Maciej Mularczyk. Darzamat met de côté les dures épreuves et livre avec ce Semidevilish un album d'une rare qualité. "From beyond" est un hymne à lui seul, grosses guitares sans compromis, rythmiques implacables, secondés d'une batterie qui mitraille avec attention et précision, l'équilibre clavier-guitare-batterie fout une claque incroyable particulièrement sur ce jeu de clair-obscurs à l'approche du refrain, ce jeu de cache-cache, notamment accentué par les chants masculins et féminins, donne une dimension alternative à l'atmosphère plombée de ce titre sublime.
Darzamat a pris la direction : "grosses guitares, accordées très bas" très rapidement, "Fistful of Ashes" descend dans une caverne sombre, le dark métal des polonais y prend sa claque, le tout restant cependant sautillant et agile, un peu comme la surenchère de Dark Days de Coal Chamber, mais en version dark/symphonic metal, le tout évite la noyade et décolle à force de vocalises, de synthés et de reprises boosté à la nitro, et de ce petit riff pas piqué des hannetons. Ce Semidevilish, dont la production est exemplaire, laisse Leave's Eyes à la section pop et Euthanasia à la section rock, "The Darkest One" ou "Time of obscure emotions" méritent leurs titres et montrent comment Darzamat mélange des éléments de black métal et de death métal sur une atmosphère sombre caractéristique du groupe. "Abscence of light" est une avalanche de noirceur, un rideau d'obscurité qui s'abat, des petits violons agaçants, pinçants à tous va, une voix claire qui vibre lacérant un chant rauque et imposant, les guitares tendent du côté prolixte que l'on retrouve dans le black métal, mais sans l'effet soupe qui va de paire, l'ensemble s'envole avec fureur sur un mid-tempo qui relance la machine.

Darzamat / Chronique EP > Oniriad

Darzamat : Oniriad Si l'appelation gothic-metal vous hérisses, disons que Darzamat fait dans le metal symphonique à peu de chose près. Une douce voix féminine, un chant masculin qui se pose lentement, sans violence, un synthé par moments, un ensemble basse-batterie solide et des interventions de cordes par touches impressionnistes, Darzamat se place à côté de Therion ou Dream Theater mais sans excès.
"Into the Abyss of Forgotten Woods" et "The longest journey" posent magistralement la dimension classique de Darzamat, choeurs lointains et des draperies de cordes, Therion vient à l'esprit, les dimensions sonores différentes sont bien exploitées, tiraillements d'archets, guitares aux manières cavalières, et ces deux voix qui s'entremêlent, sans se heurter, "The longest journey" marche au pas, symphonie à elle-seule.
Coups d'archets un peu sec, un sustain un peu faible, les violons de Darzamat sont sur un autre plan, un peu comme les guitares de Clawfinger, mais la magie agit quand même et l'orchestration des instruments tire avantage des profils dynamiques de chacun. Oniriad n'hésites pas à être un peu jazzy, trip-hop, enfin totalement différent, avec notamment ce "Beauty" qui fait penser à Munshy ou Shirley M sous certains angles.
A l'opposé, Darzamat n'hésites pas à sortir les samples et la boîte à rythme, pour une intro dancefloor, "Time" déroule son atmosphère étrange, décalée, qui trouve son écho sur un "Moon has emprisonned me in her shine" symphonique, au déroulement synoptique, riff destructeur avec des violons qui montent à la corde, chant très en avant, le tout échouant sur ce pont subtil, rasgedo surprenant, tremolo de violons agrémenté d'une voix aérienne, la cassure est brutale, presque maligne et tellement agréable.
Plus médiéval, In Extremo n'est pas loin, "Elegy" égraine lentement sa mélancolie, sa langueur et ses pizzicato de voix surprenants, guitare acoustique, mélodie captivante, Darzamat termine ce Oniriad mirifique avec un "Soporific" sublime, à la Dead Can Dance, percussions subtiles, douce voix lancinante, basse calme et poétique...