Darke Complex - Point oblivion En 2012, un combo texan dénommé Widow sort un EP de métal assez violent (dans la veine de Slipknot) puis se met sur pause pour mieux réapparaître sous le nom de Darke Complex avec un style largement modifié tendant désormais vers un néo-métal aseptisé. En 2017, le quatuor a donc 20 ans de retard ? En fait, ils étaient trop jeunes à l'époque pour tenir une guitare... Et au lieu de grandir avec les Deftones, ils ont chopé le train suivant, celui qui leur permet de dire qu'ils sont "inspirés par Linkin Park" (ouch). Entre métalcore et métal alternatif ennuyeux, ce Point oblivion démontre qu'il existe encore une chance pour des groupes sans imagination de signer sur un label respectable (Spinefarm Records héberge Anti-Flag, 36 Crazyfists, Killing Joke, Soen...). Du hip hop (Limp Bizkit sans la hargne), des samples (Spineshank sans la sueur), des mélodies (Deftones sans la sincérité), des rythmiques lourdes (KoRn sans l'intensité), des plans syncopés (Helmet sans le tranchant), Darke Complex mixe un tas de bons ingrédients sans réussir la recette. Le plus inquiétant, c'est d'imaginer ce que pourrait produire la génération qui grandirait en les écoutant...