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Combo parisien évoluant dans un HxC des familles à la manière des sudistes d'8Control ou de leurs voisins d'Harside, Danforth fait partie de ses groupes qui balancent tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Soit du hardcore aux textes vindicatifs et au léger feeling hip-hop qui passe son temps à envoyer du bois et à ses vider les tripes dans les enceintes. Composé notamment d'ex-Trapped in Life, le groupe distille son metal corrosif depuis quelques années et une poignée de sorties (Opus one en 2006, Destroy the past en 2007, le split Paris rising en 2008 avec les Harside justement ou No fear 2 bleed) qui viennent s'écraser contre les murs de la capitale à intervalles réguliers.

Danforth / Chronique EP > No fear 2 bleed

Danforth - No fear 2 bleed On avait découvert via Jamendo le virus hardcore "Danforth" qui avait notamment contaminé la capitale dont sont orignaires les hardcoreux ci-présents, le voici de retour, encore plus virulent, avec No fear 2 bleed, un EP sorti chez Deadlight Entertainment. Ce jeune label frenchy qui a décidé de lancer une pandémie sur la scène HxC hexagonale (Alea Jacta Est, Drawers, Nothingness, South Impact...) mais pas que (les stoner boys de Rescue Rangers ont également récemment rejoint la structure ariègeoise). Un artwork en mode "comic-book", 5 brûlots métalliques auxquels on ajoute une petite intro pour compléter le tout et le rendre définitivement plus compact, No fear 2 bleed est un EP qui porte brutalement l'étendard du mouvement hardcore. Gros son livré sans édulcorant ni conservateur, guitares qui compressent des riffs pour les rendre incroyablement bruts et agressifs, un chant qui harangue les foules, "Justice" est un titre d'une rare lucidité dans le propos doublé d'une réelle pertinence quand on jette un oeil sur ce qui nous entoure. Une hargne qui fait imploser l'ampli de l'intérieur, ça fait un peu près le même effet qu'être un ailier de rugby et se prendre toute la première ligne des avants all-blacks en pleine face lors d'un match France-Nouvelle Zélande. Après "Justice", on enchaîne sur "Predator". Avec un titre pareil, pas vraiment besoin de faire un dessin : ça tranche dans le gras. Danforth a envie de se lâcher, sans faire dans le détail ni la demi-mesure, le groupe se vide les tripes et "a-mosh" les tympans à coup de blasts métalliques bien brûlants. "Lie empire", "Schizophrenia", les parisiens passent du français à l'anglais en une demi-seconde et peut importe la langue, ils auraient pu s'exprimer en serbo-croate qu'on aurait quand même compris l'idée. Le groupe balance un gros "FIGHT!!!" dans les gencives et nous on repasse derrière avec les soigneurs pour tenter de récupérer les morceaux. Un dernier coup sec derrière la nuque avec "Back 2 trouble" et Danforth termine le travail non sans avoir déverser une dernière fois dans les conduits auditifs son cocktail HxC, brutal, saignant et corrosif.

Danforth / Chronique EP > Opus one

Danforth - Opus one On aura beau dire, des initiatives comme la plate-forme communautaire Jamendo, ça a quand même méchamment du bon. La preuve, c'est qu'on peu, en farfouillant bien certes, se dégoter quelques petites découvertes qui, tous styles et autres sous-genres confondus, font du bien aux tympans. Au rayon "hardcore que tes voisins de plus de 70 ans (ou moins) adorent forcément... (ou pas)", Danforth livre avec Opus one un EP bruyant et proposé en téléchargement gratuit. Amis gérontophiles, vous allez faire la gueule, vos camarades de jeu vont en retourner leur gaine, les hardcoreux parisiens ont la haine et le font savoir. Décidés à remuer les masses, ils doivent, en live, faire de beaux dégâts dans les pits d'adolescents post-pubères, mais ceux-ci, tout jeunes rebelles qu'ils sont, en redemanderont assurément. Ne serait-ce que pour faire chier leurs ancètres. On appelle ça le choc des générations.
A propos de collision, le contact avec les Danforth est pour le moins viril. "Come with me" lance les hostilités, "B-side" les conclue dans la fureur et le sang. Entre-temps, "Regrets" aura ébréché le dentier de mamie et "D.A.N.F.O.R.T.H" mis une grosse baffe au troisième âge avec son punk hardcore balancé dans les gencives à une vitesse trop excessive pour ne pas se faire choper par un radar. Breakdown fracassants, chant tout en hurlements ravageurs, le groupe rend hommage aux maîtres du genre, les Madball et autres Agnostic Front incontournables, et se pose là comme un élève plutôt doué. Pas de répit dans le matraquage auditif, les franciliens enchaînent les coups et après quatre titres bien furieux arrêtent les frais pour cette fois, jusqu'au prochain méfait sonore, avec le sentiment du devoir accompli Danforth ? Une excellente alternative pour régler le problème des retraites et enrayer le phénomène de gérontocroissance galopante qui frappe depuis quelques années l'hexagone.

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