Danforth - No fear 2 bleed On avait découvert via Jamendo le virus hardcore "Danforth" qui avait notamment contaminé la capitale dont sont orignaires les hardcoreux ci-présents, le voici de retour, encore plus virulent, avec No fear 2 bleed, un EP sorti chez Deadlight Entertainment. Ce jeune label frenchy qui a décidé de lancer une pandémie sur la scène HxC hexagonale (Alea Jacta Est, Drawers, Nothingness, South Impact...) mais pas que (les stoner boys de Rescue Rangers ont également récemment rejoint la structure ariègeoise). Un artwork en mode "comic-book", 5 brûlots métalliques auxquels on ajoute une petite intro pour compléter le tout et le rendre définitivement plus compact, No fear 2 bleed est un EP qui porte brutalement l'étendard du mouvement hardcore. Gros son livré sans édulcorant ni conservateur, guitares qui compressent des riffs pour les rendre incroyablement bruts et agressifs, un chant qui harangue les foules, "Justice" est un titre d'une rare lucidité dans le propos doublé d'une réelle pertinence quand on jette un oeil sur ce qui nous entoure. Une hargne qui fait imploser l'ampli de l'intérieur, ça fait un peu près le même effet qu'être un ailier de rugby et se prendre toute la première ligne des avants all-blacks en pleine face lors d'un match France-Nouvelle Zélande. Après "Justice", on enchaîne sur "Predator". Avec un titre pareil, pas vraiment besoin de faire un dessin : ça tranche dans le gras. Danforth a envie de se lâcher, sans faire dans le détail ni la demi-mesure, le groupe se vide les tripes et "a-mosh" les tympans à coup de blasts métalliques bien brûlants. "Lie empire", "Schizophrenia", les parisiens passent du français à l'anglais en une demi-seconde et peut importe la langue, ils auraient pu s'exprimer en serbo-croate qu'on aurait quand même compris l'idée. Le groupe balance un gros "FIGHT!!!" dans les gencives et nous on repasse derrière avec les soigneurs pour tenter de récupérer les morceaux. Un dernier coup sec derrière la nuque avec "Back 2 trouble" et Danforth termine le travail non sans avoir déverser une dernière fois dans les conduits auditifs son cocktail HxC, brutal, saignant et corrosif.