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Les Dainami sont trois, ils sont américains, ils sont auto-produits, ils sont indépendants et ils veulent partager leur musique.
C'est pour cela qu'ils envoient leur album The process à travers le monde à différents média et le proposent en téléchargement pour les autres.
Qu'importe leurs noms, leur histoire, leurs projets, leurs ambitions, il s'agit de musique avant tout alors parlons-en...

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dainami : the process Samples de voix sur fond de basse, c'est l' "Opening", 4 coups de charley et "Glimmer light" nous propulse dans l'univers sombre et métal de Dainami, riffs évidents, rythmiques entraînantes et on change de ton pour coller à celui du chant, clair et pénétrant, rauque et aigu à la fois, laissant un arrière-goût assez particulier, un écho qui résonne dans notre tête alors qu'on est perdu au milieu d'un tourbillon créé par les instruments. Break, passage calme, jeu sur les tomes et sur les cordes de basse, voix nous parlant, nous explicant qu'il nous faut prendre une respiration avant de replonger dans les tourments du combo. Le titre s'achève et on est déjà subjugué, il en reste 12 comme ça à digérer... La démarche tout comme le son et les ambiances, tout nous ramène à Shun, un Shun qui serait dopé aux amphétamines sur certains passages... Et qui dit Shun dit Tool, Dredg, Nihil... Mais ici, seuls les Dredg sont assez proches, notamment dans les effets appliquées aux guitares saturées. Le groupe semble à la dérive, en proie à une dépression, prêt à sauter dans le vide, ce qu'ils font sur "Blue morning" où après une intro fantastique, on tombe avec eux, rattrapés de justesse, quelques mètres plus bas, on aperçoit la lumière, espace-temps de douceur et de bien être, toujours sur un fil, le calme se fait autour de la voix d'un chanteur hanté par des sentiments très forts, avant qu'un nouveau déluge sonore nous entraîne plus avant dans notre chute infinie. Aprés 6 minutes 30 de calvaire jouissif, place à un titre plus conventionnel, "Antidisestablishmentarianism", plus simple à approcher, toujours pop-métal, métal mélodique ou senti-métal comme j'aime à appeler ce style ô combien riche en sensations pures... Les mélodies au chant ou à la guitare sont simples et belles, écorchées et accrochantes. Un peu plus violents sur "Doob", "Marie's chaotic" ou sur "Harvest", les Dainami sont davantage plannants et plaintifs sur "Did we hear somebody say monkeycard ?" et "The queen of the Nile", plus funky sur "Drive" aux sonorités sorties des 80' et très basiques sur "Lonely me"... Enfin, c'est un incroyable "Speaking slowly" de plus de 9 minutes qui nous achève, nous passons par tous les états : hypnotisés par la relative torpeur instrumental des doux débuts, mitraillés par les assauts de riffs centraux, charmés par le chant et mis en pièce par un solo dantesque.
Que deviendra ce groupe ? Seront-ils entendus comme ils le méritent ? On leur souhaite...
Ecoute-les, ils ne demandent que ça...