metal Métal > Dagoba

Biographie > Dagoba wars

Formé en 1997 Dagoba hérite son approche musicale d'un gros métal à l'Américaine tel que Pantera et oscille entre Kill To This, Skinlab, Machine Head et Fear Factory sans oublier quelques bons passages à la Slipknot.
Après la sortie d'une démo Time to go en 98/99, Edel (Sony) les prend en charge l'été 2001 et signe leur premier EP Release the fury sorti le 19 novembre 2001 Un nom plutôt approprié ! Tout ça sans séparer le fond de la forme : un digipak riche en couleurs et en graphique, une plage Cd-Rom avec un clip de "Rush" en plus, bref du concept haut de gamme ! Par ailleurs Dagoba tourne avec Vivipare et pour ceux qui auront un peu suivi les actualités janvier 2002 c'est au Yell Fest IV à Colmar qu'ils auront commencé 2002.
Dagoba reste néanmoins un groupe dont le style est accessible aux habitués de métal mais malheureusement je suis plutôt une novice du genre ! Ce qui ne m'a pas empêché d'adorer ! C'est pourquoi il me sera difficile de le détailler vraiment et c'est pour cela aussi que je te conseille vivement de faire comme moi si tu as envie de les découvrir : en concert ou à fond dans les oreilles et tu te laisses aller ... mais tu ne t'assois plus !

Review Festival : Dagoba, Festival Tamacore #9 (nov. 2009)

Dagoba / Chronique LP > Dagoba

Dagoba :Dagoba Dagoba, nouvel opus éponyme pour les bouchers de Marseille attendu par certains affionados (comme moi) depuis longtemps ! Le groupe a quelque peu changé depuis Release the fury. Après le départ de Stephan, il continuent à quatre et sont distribués par EMI, signés sur Enternote. On pose l'atmosphère dès l'ouverture, avec la jaquette du Cd, du gros travail, photos et paroles en force, les Dagoba relookés en métalleux pas commodes, climat glauque et sinistre à l'appui. C'en est presque trop mais si une fois rentré dans le délire c'est parfait. Et ça colle musicalement. Débouchage d'oreilles sur "Maniak", les gars n'ont pas fait les choses à moitié avec cet album. Pré-produit à l'Hypérion Studio, enregistré au Praxis, le cd a ensuite été mixé par Dave Chang (GF93, Earthtone 9, Final Conclusion...) au Philia Studio au Royaume-Uni. On ressent énormément de travail sur les arrangements et de recherche au niveau des sons (boucles, samplers) qui donnent la base sur cet album. En effet si Release the fury apportait le bourrinage originel, Dagoba se présente plus affiné, mais attention pas subtil pour autant ! Une ambiance particulière est amenée, captivante ("Another day"), relaxante sur "Fate contained in a crystal ball" (instru) et "year of the scape goat". Elle permet de perfectionner certaines anciennes compos comme "Something stronger"ou "Rush "bien que celles-ci n'en avaient pas réellement besoin à mon avis. Aussi je trouve dommage que le gros cri de "Rush "soit complètement sourd par rapport à la précédente version et que "Something stronger "soit quasiment plus retenue qu'avant, mais toujours aussi ensorcelante. Ce qui n'empêche pas de se faire décapsuler les oreilles sur les nouvelles compos. "The white Guy (and the black ceremony )" ne fait pas dans la finesse, plonge à fond dans le trip métal "hotest flames(..) I was a white guy lost in a black ceremony". A écouter attentivement "Another day", un titre envoûtant, très néométal dans l'ensemble. La voix de Shawter sonne parfois comme celle d'Aaron Lewis (Staind), et ce slow pour métalleux montre que ça leur arrive de se calmer de temps en temps. Mais pas pour longtemps. Sur la plupart des compos les multiples effets sur la voix n'altèrent en rien sa puissance qui force l'admiration, et la vélocité du batteur est surprenante ("Dopesick"). Montée apocalyptique sur la fin de cette compo, complètement en transe à l'image des paroles "so many voices in my head (...) many toxins in my cells" on enchaîne sur "Act1, part2". Là ça fait un peu l'effet de descendre un escalier dans un tonneau : du gros, du gras, ça fait mal, on en redemande. Parties ultra-rapides, guitare effrénée, "may my flight be higher", c'est clair on ne demande qu'à s'envoler avec eux, le plus loin possible. Si le "Rush" de cette version ne me convainc pas du tout, je passe l'intro sordide de "The chaos we're involved in" et atterrit tout droit dans l'excellente "Here we are". Dans la même lignée de compos invincibles on retrouve "4.2 Destroy" et "Pornscars". On retrouve toute la personnalité brutale des Dagoba entre ces deux compos, "4 ! demons to crush you", on veut bien les croire ! Suite et fin avec "Gods forgot me", ancienne compo revisitée et améliorée cette fois il faut l'avouer. Sans oublier la petite surprise de la fin. , -)
Un album cohérent, peut-être plus néo que Release the fury, mais particulièrement efficace. Très chargé en effets, sons, et véritable travail musical, cet album est à mettre dans toutes les mains du bons gros métalleux qui se respecte. A voir sur scène impérativement.

Dagoba / Chronique EP > Release the fury

Dagoba : Release the Fury "Rush". Précipitations, palpitations. Tout de suite en guise de prologue des samples à la Fear Factory très discrets nous prennent à la gorge puis le titre part en crescendo sur des breaks de batterie sur-vitaminés là où commence un cri ultra puissant sorti de loin, de vraiment très loin. En trois mots: une intro fracassante. De façon générale le groupe charge son style d'atmosphères brutales, sèches où les chants clairs ne font qu'ajouter une touche glauque. En fond une frappe implacable, qui ne nous laisse jamais sur notre faim. Les samples donnent le ton sur chaque compo, le métal est violent, subtile et piège l'oreille, l'habituant aux chemins qu'empruntent le groupe : lorsque les tempos des guitares semblent se relâcher il faut s'attendre à un nouvel excès de férocité surtout au niveau de la voix et de sa teinte noire, profonde, rappelant peut être celle de Phil Anselmo (Pantera) pour ce qui tient des parties brutales et de Robb Flyn (Machine Head) pour ce qui concerne les chants clairs. "Agression comes back to you" sans pour autant nous faire fuir, en fond sonore des sirènes de police et un bruit de douille qui se vide mais c'est à la voix de Shawter qu'on reste fidèle : "Everybody jumps in the area "c'est bien évidemment ce qu'on a envie de faire !
Mais Dagoba soigne l'image aussi bien que le son et joue sur le visuel avec en concert des vêtements-concepts style "army" colorés et faits sur mesure, le tout contrastant ainsi avec la magnifique -et dénudée- Natasha rien que pour le plaisir des yeux. N'est ce pas messieurs ? Et puisqu'on s'attarde sur le thème "la femme dans Dagoba" prêtez une oreille toute particulière à "Something stronger". Une envolée sauvage vers un domaine qu'on ne contrôle pas, comme dans un cauchemar, on se laisse surprendre par la force qui prédomine, contrastant avec la beauté de la voix féminine qui l'accompagne. Le tout s'alternant avec des passages musicaux plus saccadés, répétitifs, en cercles vicieux. Et pour couronner-le tout, une petite gâterie à 4 mns et 38 secondes : un cri long, redoutable, qui vous débouche les oreilles et les sens pendant bien 15 secondes (et sans effet s'il vous plait). "It's time to go for us you've lost yourselves my friends, so follow us", Sans problèmes ! Le titre "Time 2 go" semble moins chargé par la voix et laisse donc la part belle aux instruments, dont la batterie de Franky et sa double pédale omniprésente qui nous fustige agréablement les oreilles. Signal sonore à nouveau, une bombe à retardement sur le dernier titre, une intro symboliquement Dagobienne qui pourrait bien servir de conclusion. La voix se clarifie, plus mélodieuse sur ce titre et bien secondée par la double, mais personnellement je préfère quand ça gueule bien fort ! Vociférations stridentes des guitares sur une fin à fleur de peau, on en ressort dépouillé.
Que dire de plus ? Lorsqu'on parle de scène métal en France il faudrait avoir cette scène là à l'esprit, et peut-être moins les "frenchies" qui ratent leur copié-collé mais ceux qui arrivent à concilier leurs influences et le style -peut être plus classique- qu'ils auront choisi. Entre un son métal "ricain" réussi et une grosse présence en tant que groupe Dagoba oscille entre la violence à l'état pur et l'intime besoin de s'évader. Décidément Marseille recèle bien des surprises !