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Originaires d'Osaka (au Japon pour les nuls en géo), Kenzi Nakamura, Kastunori Tanaka et Takuya Myojo mettent Cyberne sur les rails en 2001. Quelques démos plus tard et le groupe signe avec SMD Records (Grey Daturas, Year Of No Light...) via lequel ils sortent un 3-way split en compagnie de leurs compatriotes de Mu-Neujohn et des petits frenchies de Nesseria. Une première sortie très officielle qui leur permet de tourner en Europe et également de se faire repérer par un label français : Basement Apes Industries (General Lee, Membrane, Toundra...). C'est donc tout naturellement que les nippons sortent leur premier album début 2010 en Europe via BAI. [ [ja] SMD Records: MySpace (7 hits)External ]

Cyberne / Chronique LP > Law

Cyberne - Law Alors eux, on ne pourra pas dire qu'ils ont fait le voyage depuis l'empire du Soleil Levant pour rien. 40 secondes d'échauffement et vlan comme ça, un coup sec derrière la nuque et on n'en parle plus. Pas besoin de plus de temps pour se mettre en jambe et les Cyberne envoient leur "Jazzling" dérouiller l'auditeur. Et là, faut s'accrocher pour encaisser le choc et surtout ce qui va suivre directement après. Oui, parce qu'une fois lancé, le gang d'Osaka ne s'arrête plus, n'hésitant pas à nous embarquer dans une douloureuse mais ô combien salvatrice séance de matraquage auditif en forme de trépanation grind (mais pas que) plutôt tranchante (petite mention spéciale pour "Muethai"), salement violente.
"Unchain", "Zod", "Vabel", ça joue vite et (très) fort, ça gueule, aboie, fracasse dans tous les sens et rythmiquement, c'est bien carton. En même temps, "Japanese aggressive psycho-rythm" qu'elle dit la description MySpace... Pour le coup, on en aura pour notre poignée de yens. Les Cyberne n'y allant pas vraiment avec le dos de la cuillère lorsqu'il s'agit de démembrer l'assistance à coup de riffs salvateurs et de double pédale complètement possédée par le malin, on en prend plein les tuyaux tout au long des dix titres que compte cet album sur lequel le groupe ne relâche jamais la pression. Entre Lost Sphere Project et Mumakil, les nippons creusent leur trou à la pelleteuse sans omettre d'y insérer une bonne dose de noise-metal cinglante, sulfurique et littéralement addictive (l'éponyme et brûlant "Law"). Là-bas, on dit Battle Royale.
Pas besoin de monter le volume, le groupe envoie la sauce en allant bruyamment au turbin. Petit bémol toutefois, il est humainement impossible de comprendre ce que sont sensés raconter les textes envoyés à la face de l'auditeur avant autant de finesse qu'une division de panzers tentant d'éradiquer une colonie de fourmis rouges. Pour les structures rythmiques par contre, il sera nécessaire de bien suivre, parce que les Cyberne n'expliquent pas les choses deux fois et que les distraits vont se faire gueuler dessus comme pas deux. Grind mais pas trop, noise, rock, metal, exécuté avec une fougue typiquement punk et un sang-froid glacial, "Surf", "Gift" ou "Hellfund" ne laissent guère de doute quant à la manière très particulière qu'ont ces Japonais d'imposer leur griffe musicale à la face du monde. Tympans délicats s'abstenir. Pour la distribution de tatanes, suivez le guide.