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Biographie > Psilocybe Hardcore Cubensis

Né de la collision frontale de deux générations de musiciens : l'approche brutalement mentale de Ben (guitare), Rena (basse) et David (Batterie), fusionnant avec le chant unique de Crass (Crusher, Boost), Cubensis tire son nom du Psilocybe Cubensis également appelé Stropharia cubensis, un champignon particulièrement connu pour ses propriétés hallucinogènes. Formé fin 2006, Cubensis signe assez rapidement chez le jeune label 666 Production. Le groupe sort un CD promo de 3 titres en juin 2007 et entre en studio au mois d'octobre de la même année afin de mettre en boîte Metaphysical impact son premier album produit par Grégoire "Gre" Saint-Maxin (Black Bomb A, Loudblast.). Un premier effort qui se retrouve disponible début 2008 via 666 Production avant que le groupe n'ouvre entre autres pour Discharge ou Treponem Pal.

Cubensis / Chronique LP > Metaphysical impact

cubensis_metaphysical_impact.jpg Sauvage et affamé Cubensis veut partir à la chasse, le groupe fourbit ses armes et s'embarque pour une traque musicale dont rares sont ceux qui parmi l'assistance, sortiront indemnes. Dès le premier titre éponyme de ce Metaphysical impact, le groupe fait parler une brutalité typiquement power-metal hardcore et ses riffs, compact, tranchants martelés à coup de section rythmique qui dévore tout sur son passage. Cubensis c'est du gros metal ultra-puissant, aux relents tantôt thrash ou death, qui lorsqu'il a une proie potentielle dans le viseur y va carrément au lance-flamme pour être sûr de ne pas faire de prisonnier. Quelques fulgurances mélodiques plutôt bien posées pour aérer "The greed" ou "The revered wine", des guitares qui viennent se mêler à la batterie pour ne plus former qu'un tout, inexorablement implacable, furieusement annihilateur. Les décibels s'entrechoquent violemment, le groupe ralenti tantôt le tempo ou au contraire l'accélère, l'effet est de toutes les façons le même, on a l'étrange impression de se sentir enfermer dans une gangue de plomb métallique et inextricable ("Reaching uranus Part I", "Uranus is mine Part II"). Oppressant, à l'image du tellurique "Back off" où le groupe lâche la bête et aligne les grosses mines métalliques avec "However" ou "Retribution" alors que la terre s'ouvre sous nos pied. De coups de boutoir et éclatage de rotules, le groupe livre une séries de titres sulfuriques et rugueux baignant dans des riffs de plomb et un chant particulièrement ravageur. Et Cubensis d'enfoncer le clou un peu plus profondément dans la chair avec le dixième et ultime titre de ce Metaphysical impact : "Mother break balls club". Une ligne de basse acérée comme un lame de rasoir, puis une nouvelle avalanche de riffs explosif et la lame... de fond, nous frappe de pleine face, Cubensis détruit tout sur son passage et démontre qu'on peut encore fait du HxC tantôt monolithique, tantôt plus varié en sachant jouer sur les subtilités du genre. A suivre de près donc...