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Biographie > couverture

G (guitare/chant), Mathieu (guitare), Romu (basse) et Loran (batterie) forment Coverage en juillet 2000. Un an plus tard (voire plus !), tu lis cet article...
C'est qu'en un an le trés jeune groupe n'a pas chômé et a fait ses preuves. D'abord par des concerts dans la région de Colmar pour tester les compos. Et à peine 6 mois aprés, en janvier 2001, une session studio à Strasbourg (Downtown Studio) sous la houlette de RV Meister pour enregistrer et mixer 3 titres. Des titres teintés "post hardcore" selon les dires du groupe, comprends par là que c'est du métal calme, chargé d'émotions, parfois plannants, parfois tranchants. Au niveau des guitares, l'influence des Deftones est trés présente mais le tout n'est pas comparable à un groupe précis, le chant en français apportant quelque chose de plus...
Leur démo sous le bras, les Coverage se font entendre et remarquer, suffisament pour couvrir l'Est de la France et aller faire un petit tour en Suisse, histoire de sortir de leur coin et de jouer avec des groupes plus que confirmés comme Sleeppers, Watcha ou Enhancer. Depuis l'enregistrement de la démo, Buried est arrivé au chant, G se concentrant sur la guitare et sur les backvocals.
Tout ça s'est passé en un an et sans l'aide démesurée d'une maison de disques pleine aux as... Alors forcément, y'a de la volonté et du talent. Beaucoup même.
En 2004, le groupe sort son premier album Chrysalides funèbres.

Coverage / Chronique LP > Chrysalides funèbres

coverage : chrysalides funèbres Le premier album des Coverage n'est pas franchement une nouveauté... Et pour tout dire, ça fait même plus d'un an que je l'écoute... Car aprés avoir enregistré au studio des Milans (l'antre de Gojira), les Colmariens m'avaient envoyé leurs nouveaux titres... L'album est sorti "chez eux" de façon indépendante et trop discrète pour en faire une grosse promotion... Mais les oreilles averties surveillent le groupe depuis leur démo (Coverage) et le "petit" label Mono-Emotional Records les signe et sort Chrysalides funèbres nationalement le 22 novembre 2004 (distrib' Overcome Records), les affres de la promo d'une petite structure font que l'organisation d'une hype médiatique est impossible, j'attends encore plusieurs semaines pour avoir l'album "définitif" et en voici enfin la chronique...
Les 4 titres de la démo étaient prometteurs, il y avait juste quelques impressions de déjà-vu chez les Deftones, elles sont ici gommées, le combo a alourdi ses riffs et ralenti quelques tempos pour jouer plus sur l'émotion et dans le style de "Les derniers". N'en déplaise à Mono-Emotional Records on est loin de Gojira et pas si proche que ça de Nihil ou Cult of Luna, mais "classer" Coverage n'est pas chose facile... Le groupe arrivant à intégrer sans souci les participations vocales de Joe de Gojira sur "Consciousness" et Yd de Nihil sur "Flowers of naked sun", il suffit de les "ranger" quelque part entre un métal agressif et un autre délicat et mélodique. C'est l'impression de douce mélancolie qui l'emporte sur le reste, un étrange mélange de sérénité et d'angoisses, comme si le groupe nous berçait en sachant que les cauchemars allaient envahir notre sommeil, ainsi les caresses de la trilogie "Oracle" qui sont d'abord abrasives finissent par être très tendres (le final "Oracle III" est un petit bijou ! Tout comme l'instrumental "Suspendu" qui lance "Oracle II").
Pas évident de sortir un premier bon album quand on est un jeune groupe français, Coverage a su prendre son temps et bien s'entourer pour passer avec brio cette étape, ils bossent déjà sur la suivante même si ça semble peu évident, ils sont capables de faire encore mieux...

Coverage / Chronique EP > Coverage

coverage : demo "Liar", "Hint" et "Les derniers", voilà les 3 titres proposés par Coverage sur cette démo. Un son de qualité permet aux instruments de se détacher sur l'intro de "Liar", guitare, batterie, basse puis grosses guitares et chant, en français s'il vous plaît. Une dizaine de riffs se sont déjà enchaînés, plusieurs rythmes également quand elle arrive, cette voix posée ou rageuse, lourde et douce. En parfaite adéquation avec les accélérations de tempo et l'alourdissement du son des guitares, le chant est utilisé à la fois comme instrument vecteur d'émotions et de pensées, les textes étant parfaitement audibles. C'est calmement et chaleureusement que commence "Hint", les riffs nous bercent, le chant passe à l'anglais sans sourciller, la disto change d'octave et la rupture survient, retour au frenchie, rythmes cassants, accords tranchants puis tout se mélange savamment, Coverage déploie ses talents, on se laisse prendre au piège des méandres de cette compo très riche, on est dedans, la rage (assez Deftones-ienne) du combo peut s'exprimer, il est trop tard pour nous. Rebelote et Dix de Der sur "Les derniers", tout commence dans une sorte de spleen agréable, triste et réconfortant dans les mêmes temps, "je voudrais partir..." mais au desespoir chanté les guitares opposent le combat pour la survie.
Le métal tempéré et pluvieux de Coverage va chasser tes maux de tête pour leur prendre la place.