Cortez (qui n'a rien à voir avec le combo stoner homonyme de Boston) voit le jour en Suisse en 2001 sous la forme d'un trio. Après une année de travail dans son coin, le groupe fait ses débuts sur scène et partage quelques dates avec Gojira et avec un groupe culte : Iscariote. En 2004, Cortez enregistre une démo 3 titres, ce qui vaut au groupe d'attirer un peu plus l'attention sur lui et d'ouvrir pour Jesu et Isis lors d'une date à Bordeaux. Son mélange de post-hardcore métallique et noise lui vaut déjà de captiver l'attention et les rapprochements avec des groupes de la trempe de Botch, Isis ou Cult of Luna ne semblent pas usurpés. Un an plus tard, attendu au tournant, le trio sort son premier album long-format Initial via Radar Swarm/Exutoire Records. Le succès d'estime est au rendez-vous et le disque est aujourd'hui épuisé. En 2006, le groupe publie un split avec leurs compatriotes de Ventura. Depuis plus grand chose sinon une participation à l'automne 2008 à la compilation Falling down..., les Suisses prennent leur temps.
Infos sur Cortez
> Lire la dépêche
> Lire la dépêche
> Lire la dépêche
Et ça tu connais ?
Rubrique :
Kehlvin
Progressive post-hardcore dynamitant la scène helvétique...
Liens pour Cortez
cortez.ch: site officiel
(18 hits)
cortezsucks: MySpace
(35 hits)
Concerts de Cortez
28/05 : Nantes (44) @ Le Ferrailleur
30/05 : Bordeaux (33) @ Blackroom
04/06 : Perpignan (66) @ L'UBU
06/06 : Clermont-Ferrand (63) @ Raymond Bar
08/06 : Lausanne (Suisse) Le Romandie
Voir la suite -
Cortez discographie sélective
Liens Internet
MySpace : Notre Space !
Tomypunk : webzine punk emo ska punk
Métal > Cortez
Biographie > Rising chaos
Chronique Compil : Cortez, We fucked up our lives - A tribute to Tantrum
Cortez / Chronique LP > Initial
Cortez... encore un groupe de post-hardcore aux effluves noise et flagrances métalliques qui voit le monde en noir. Et encore un groupe Suisse qui plus est (oui encore...) A croire qu'il se passe quelque chose de pas net du côté de ce petit pays, finalement pas si neutre que ça, du moins musicalement parlant. Parce que pour fournir autant de découvertes innovantes dans quelque style que ce soit, il doit au moins y avoir quelque chose dans l'eau que ces gens boivent... Chronique rétro donc avec ce disque sorti en 2005 et débarqué dans la tannière du W-Fenec trois ans plus tard et qui, après Art of Falling, Kehlvin, Kruger, Palmer, vient se rajouter à la longue liste de groupes helvétiques chargés de nous écorcher les membranes auditives.
Arwork raffiné, digipack classe, on met le disque dans le lecteur et on se prend 17 secondes d'agression sonore oppressante qui nous concasse les tympans. Après ce "Prompt" d'une rare et foudroyante brièveté (quand il s'agit de faire court, les Suisse ne font pas les choses à moitié), "Mine de rien", débarque avec pertes et fracas. Pur concentré de violence brute de décoffrage, de dissonances sauvages, de rythmiques syncopées et de hurlements déments, ce deuxième morceau met directement les choses au point. Screamo, post-hardcore, metal sulfurique, on passe tout ça dans dans le broyeur, on éclate deux ou trois cymbales et on écoute ce qu'il en ressort. Définitivement à ne pas mettre entre n'importe quelles mains. Vibrations dantesques, "Néant" nous laisse furtivement reprendre notre souffle avant de se lancer de nouveau à l'assaut des derniers instants de lucidité qu'il nous reste encore avant de sombrer dans la folie autodestructrice. Submergé par ces flots de rage qui se déversent encore et encore le temps d'un 'El Vetic" chauffé à blanc. Une douleur indicible, qui suinte par tous les pores de cet Initial qui n'en est finalement que l'indispensable exutoire. Une véritable éruption émotionnelle.
Auparavant Cortez nous a expliqué dans le détail "L'enjeu" de sa musique, les tenants et aboutissants de sa démarche artistique, dans un morceau fleuve au caractère épique et à l'intensité rare. Pierre angulaire de ce disque, il nous prend par la main, servant ainsi de guide dans cette oppressante, et néanmoins cathartique, traversée des Enfers qui nous attend au détour d'un riff purificateur. Après un "Marasme" bipolaire aux tendances presque post-émo-metal (les étiquettes, ça ne sert vraiment à rien...), c'est la noirceur désespérée, presque palpable, d'un "I.M.T.v" et la puissance dévastatrice du rouleau compresseur "Notice" qui dominent la fin de l'album. Un propos résolument nihiliste caractérisé par des riffs corrodants et un chant en permanence sur le fil du rasoir... lacérant les cordes vocales jusqu'au sang. Sans concession. Le groupe alterne les formats, passant d'un morceau de 7 minutes à un autre d'1 minute 30, de lentes progressions post-hardcore en brulôts fulgurants branchés sur 10 000 volts, Cortez impose le respect. Un disque de grande technicité, un son âpre et rugueux pour un (premier) album d'une rare maturité... presque un chef-d'oeuvre...
