metal Métal > Conniving Silence

Biographie > Connivence rime avec silence ?

Conniving Silence vient de Bordeaux où sévit déjà une sphère métal assez complète, avec Zombie Eaters, Viridiana, Nihil, Oversoul ou Dham. Au niveau du style, Conniving Silence se définit comme open métal, allez comprendre par là que les 4 membres sont réellement ouverts à toutes les influences. Le résultat en est le melting-pot Conniving Silence, très varié, trop parfois reprocherons certains, mais vraiment diversifié. Flirtant avec les extrêmes tout en restant dans une cohérence métal, on peut voir des clins d'oeils, intentionels ou non, à Manu Chao, Marcel et son Orchestre, voir même à Cradle of Filth en fouillant bien, en tous cas, entre Hardcore énervé à la Masnada, et pointe fusion funky à la Notorious, Conniving Silence reste fidèle au métal avec One again.

Conniving Silence / Chronique EP > Two much

Conniving Silence : Two Much Après leur démo One again, les Conniving Silence ont sorti en mai 2003 une pré-prod 4 titres Le Bus en préparation de ce maxi 6 titres Two much. 6 titres incisifs, brûlant avec un fond sonore beaucoup plus massif que la démo précédente. Abandonnant un peu de funk pour une approche plus directe, le groupe a acquérit un peu plus de maturité et a partagé l'affiche avec notamment H-Tray, Psylaw, Empalot, Doggystyle ou Feeding.
"Un commencement est un moment d'une délicatesse extrême", comme le dit l'extrait sonore (L'histoire sans fin ?), Conniving Silence a bien compris le message et embraye sans détours, défouraille sévère, autrement dit n'a plus rien à voir avec une quelconque connivence avec un silence depuis longtemps évaporé; "Revenge" prend surtout une revanche sur le silence, voix grave, cris burnés, le passage calme qui se planque n'est qu'un prétexte à une avalanche sonore magistrale.
Le hardcore-métal de Conniving Silence plaque ces accords violemment, et flotte au lointain de la vague émo à la mode en ce moment, le début du versatile "Fed by a friend" suffit pour s'en convaincre. Plus proche d'un Seth, ou d'un autre groupe de métal extrême, les calmes sont toujours les reflets d'une mer d'huile avant une tempête tropicale digne de ce nom.
"Preach Me" ou "Walk inline" déboule avec véhémence, "Killed by my nation" quant à lui s'ouvre plus délicatement, plus noisy que chaotik-hxc sur le début, une voix d'outre-tombe plombe le titre avec une certaine expertise.

Conniving Silence / Chronique EP > One again

conniving silence : one again Intro en espagnol, discours révolutionnaire, petite guitare simplette qui vire vite à l'avalanche énervée tendance hardcore, gros son sans concession, la batterie tambourine tant qu'elle peut, on reprend son souffle quelques instants, pour apprécier les nuances, effets de guitares, harmonies stéréoscopiques, harmoniques artificielles, couplet superbement mis en valeur, crescendo, une construction par strates successives, la basse est un peu en retrait, le chant varie, pour une première chanson "Freedom" met la barre assez haute. Relents de vieux métal, un peu MetallicA, qui vite vire sur du hardcore plus contemporain, gros chant énervé, pas toujours maîtrisé, tout s'enchaîne très vite, couplet, refrain, avalanche de sons, de passages calmes, de choeurs, break sur un pont basse-batterie avec un chant qui s'énerve, montée en charge de la basse, de la batterie, l'ensemble est épicé, interessant, même s'il est parfois un peu brouillon, un peu immature, mais toutes les bonnes choses mettent du temps à donner le meilleur d'elles-mêmes. Guitares hypnotiques, riff circulaire, groove entêtant, lanscinant, mélancolique, rompu de façon abrupte par un riff tendance death-métal, assez violent, enchainé sur un hardcore bien vitaminé, jeu de guitares et de cymbales qui met une pêche d'enfer, montée un peu coupée par un couplet avec des choeurs un peu surfait, mais la suite est divine, un peu classique, mais c'est dans les vieux chaudrons qu'on fait les meilleures soupes, et puis Conniving Silence a une manière d'enchaîner les riffs assez particulière, pour en tirer un maximum d'effets, "Do You wanna follow me ?". Riff avec un gout de déjà vu, mais Conniving Silence y met tellement de conviction que ca donne forcement, le chanteur se donne a fond presque tout le temps, alternant cris hardcore démesurés, et passages acerbes, le tout faisant un peu Black Bomb Ä, avec des guitares claires en plus par moments.
Pour une premiere démo, Conniving Silence ne fait pas dans la dentelle et délivre un hardcore métal de fort bonne facture, et même si les riffs ne sont pas toujours tous originaux, ils n'en perdent aucunement leur efficacité des premiers jours. Jeune groupe, Conniving Silence a, à premiere vue, un certain potentiel indéniable, à eux de l'exploiter, d'acquerir de la maturité et de l'experience, d'absorber toutes leurs influences, pour délivrer un métal impeccable et sûrement destructeur.