metal Métal > Comeback Kid

Biographie > Eh gamin, reviens !

Originaire de Winnipeg (Canada), Comeback Kid, groupe de hardcore, s'est fondé en 2002. Composé de Scott Wade (chant), Andrew Neufeld (guitariste), Kyle Profeta (batteur), Cliff Heide (bassiste) et de Jeremy Hiebert (guitariste), le groupe profite de la renommée de Figure Four (dans lequel Andrew officie comme chanteur) pour tourner au maximum. Après ces quelques concerts, CBK enregistre une démo de 6 titres qui s'ensuit d'une tournée en Amérique du Nord

Dès lors, la machine est lancé et le groupe sort Turn it around chez Facedown Records en mars 2003. En 2004, CBK signe chez Victory Records pour leur deuxième album Wake the dead qui sort en 2005. En mars 2006, Scott Wade (chanteur) quitte le groupe, lassé des tournées. Andrew Neufeld le remplace dans la foulée.

En 2007, le groupe enregistre Broadcasting, troisième album qui sort chez Victory. Le line-up lui continue d'évoluer tandis que les albums s'enchaînent. Ainsi, Kevin Call (bassiste) quitte le groupe et se voit remplacer par Matt Keil. De 2008 à 2009, le groupe ne cesse de tourner, repoussant leur quatrième album pendant deux ans et demi. Après des concerts dans le monde entier avec Cancer Bats, Mother of Mercy, Parkway Drive, Crime in Stereo, Sick Of It All. CBK signe avec Distort Entertainment et sort Symptoms + Curses en août 2010. Le groupe repart alors en tournée, infatigable.

Comeback Kid / Chronique LP > Symptoms + Cures

Comeback Kid - Symptomes + Cures Quatrième album de Comeback Kid, Symptoms + Cures condense la force du punk hardcore de Sick Of It All, le metalcore abrasif de Parkway Drive et la violence de Cancer Bats. Même famille, même train de vie, en 2007 les quatre groupes font une tournée européenne, virus contagieux qui donna envie au groupe de tourner deux années consécutives sans enregistrer de nouveaux morceaux (2008, 2009). Il faudra attendre août 2010 pour que leur quatrième enfant vienne au monde.
Une fois le premier morceau sur platine, l'évidence est palpable. De ses trois précédents albums, CBK a gardé la rage vorace de ses débuts tout en y incluant une aura live qui rajoute à l'identité cataclysmique du groupe ("Crooked floors", "G.M. Vincent And I"). Profondément marqué par leurs tournées, les canadiens ont confié la production de Symptoms + Cures à Eric Ratz de Cancer Bats dans l'idée de transmettre le mieux possible la puissance de leur musique. Fondamentalement taillé pour le live, cet album en oublie du coup d'être novateur.
Possédés, les morceaux n'en restent pas moins des titres de bout en bout brutaux, sans originalité majeure quant aux transitions mélodiques et élévatrices qui imbibaient si bien notre psychée dans les précédents albums. Excepté sur "Manifest" avec son audacieux solo hard rock mélodique au milieu de la tempête, les morceaux comme "Get alone", "Balance" ou "Manifest" sont des tubes créés pour faire jumper le public les bras levés. Des titres bougrement efficaces sur toute la ligne mais qui modèrent notre enthousiasme quand vient la question primordiale, sont-ils innovants ?. La réponse est non, clairement. Leurs fans savent combien le groupe est accro aux tournées et qu'il n'accorde de crédit qu'à des morceaux qui déchaînent le public (ce qui a aussi ses qualités). Dans le hardcore néanmoins, trancher dans le cochon peut s'agrémenter de subtiles envolées et de surprises bien calées, passages appréciables pour la plupart. Ici, CBK ne cherche que la baston, la cogne jouissive et énergique de pogos effrénés et les seuls morceaux voulus post-hardcore mélodique nous rapprochent de Linkin Park ("Pull back the reins" et "Get alone"), prenant la forme de tubes pré-mâchés qu'on aurait déjà entendu 100 fois.
Le groupe ne pourra que rencontrer un succès monstre lors de son prochain show au Hellfest ou ailleurs, reste qu'il ne faudra pas s'attendre à découvrir du génie dans leur dernier album. Les morceaux les meilleurs et les plus acclamés resteront sûrement les perles metalcore des précédents opus.