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Come Sleep > Chronique LP / The burden of ballast
Guitares accordées très bas, un riff venu des entrailles d'une faille tectonique, Come Sleep commence par la fin avec "Be the end", un riff hypnotique, une guitare aérienne qui se greffe par dessus, c'est un mix entre Neurosis et A Swarm Of The Sun qui emplit les enceintes, une lente intro qui se construit par addition successive de couches sonores, Come Sleep prend son temps pour construire ses ambiances mais le fait avec obstination, prise live, comme le reste des titres de l'album, l'atmosphère est intense et se resserre, se contracte même, par la suite, avec un chant écorché, passé au papier de verre ou arrosé au whisky.
Lourd, noir et simple, la formule est bien trouvée pour définir Come Sleep, à l'opposé d'un Hollow corp. en terme d'aspérités, les Suédois ont de quoi se réchauffer cet hiver, avec des titres lourds et vigoureux, "To unveil the sky". "To this day; not a sound" se fait quant à lui plus ambivalent, la seconde voix prend la ligne de chant principale, plus fluette, plus claire, le contraste est plutôt exquis, la basse devient hypnotique, marquant toutes les croches, Come Sleep laisse l'écho des notes se développer. Ambiance lente et oppressante, "For sleep" est digne d'un Given to the rising, guitares massives, mur de son vertigineux, la berceuse est en acier trempé, un brise-glace harmonique.
Avec ces neuf titres pour presque une heure de musique, The burden of ballast envoie du bois, des titres lourds, massifs, parfois oppressants, parfois immenses, avec une petite pointe de Southern Rock, version tank, le tout lié par un son compact et dense.
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