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Coït s'est crée en 2002 avec Arno (basse/voix), Schnidre (guitare/voix) et Jo (batterie). De cette collaboration nait un premier jet sous la forme d'une démo 4 titres en 2004. Deux après, Coït accouche d'un premier album nommé Brutal Fantasy, ce qui leur permet de partir en tournée en France mais aussi en Espagne. 2008 a été l'année d'un changement de batteur (arrivée de Masson) et du second disque avec Between the lines. 2009 sera peut-être celle du 3e album car il se murmure que le groupe serait en train de bosser dessus...

Coït / Chronique LP > Between the lines

Coït - Between the lines Quelques mauvaises langues (suivez mon regard...) vous diront que dès qu'un groupe a un nom bizarre ou une connotation sexuelle, c'est Cactus qui s'y colle et c'est pas totalement faux. Parce qu'un nom atypique est aussi souvent l'occasion d'avoir affaire à une musique tout autant atypique. Donc après Kiss The Anus Of A Black Cat et The Gay Corporation, voici que voilà les Suisses de Coït dans un registre plus proche des seconds dans la violence débridée et dans le plaisir exutoire ressenti à l'écoute de Between the lines.
Coit, c'est, comme tu t'en doutes surement, du métal qui fait pas dans la dentelle puisant et oscillant entre le hardcore, le rock'n'roll et le grind (ils appellent ça Grind'n'roll...ça leur correspond plutôt pas mal...) pour accoucher d'une œuvre littéralement habitée par un matraquage auditif exacerbé et pénétrant. Et on les comprend d'être un peu énervés à l'écoute de la première piste introductive qui rassemble des extraits de deux présidents décriés dans leurs exploits verbaux. Le deuxième titre raisonnera d'ailleurs comme un gros fuck à tous ces politi-chiens avides de pouvoirs et "Be deaf" jailli des entrailles du CD comme un geyser à la fulgurance folle : format coup de poing très court, chant hurlé pas dénué de variations, riff qui taille dans le gras du bide, section rythmique sous amphétamines et une énergie qui se tarira à quelques reprises pour mieux te remettre des tartines de décibels dans les neurones. Contrairement à un Mumakil ou à un Blockheads qui ne te laissent aucun répit sur la longueur d'un album, Coït ne "s'interruptus" pas et varie plaisirs comme puissance de frappe que ce soit dans les formats (entre une et trois grosses minutes) ou dans les tempi ("Scapegoat"), ce qui leur permet de s'extirper de la brutalité redondante et banalisée souvent inhérente à ce type d'album avec beaucoup de réussite. Coït démontre que l'on peut faire de la musique qui dérouille sévère en y injectant une bonne dose de subtilité dans les influences. Between the lines est mon disque cathartique du moment et il le restera surement pour un paquet de temps : un petit Coït (viril) de temps en temps, ça ne se refuse pas.