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Biographie > the Cosa Nostra Klub

Si tu ne connais pas encore The CNK, sache qu'il n'est pas évident de les définir, et le premier groupe qui me vient à l'esprit pour t'aider, c'est Laibach. Pas spécialement pour leur musique (encore que...) mais surtout parce que The CNK a le même goût pour ce qui est dérangeant et plus particulièrement des moments de l'histoire de l'humanité dont personne n'est fier (encore que certains à droite de la droite...). Si au départ, le groupe préfère l'imagerie vampire (en 96, Count Nosferatu est leur premier projet qui évoluera ensuite vers The Count Nosferatu Kommando alors aujourd'hui - depuis 2005 - le développement de The CNK donne plutôt The Cosa Nostra Klub), il se fait surtout connaître pour ses compositions martiales et ses accoutrements militaires. L'un de ses membres les plus importants est Hreidmarr (chanteur) qui a également fait les beaux jours d'Anorexia Nervosa et a donc jonglé avec les deux groupes. Depuis 2002 et Ultraviolence über alles, le groupe a connu des moments de repos et de travail avec entre autres L'Hymne à la joie (2007) et Révisionnisme (un album de reprise en 2012 après l'arrivée de Zoé von Herrschaft, aussi appelé Hugo Boche, à la basse) et sort ce DVD Paris brûle-t-il ? au printemps 2015 dans l'indifférence des médias bien pensants qui sont pourtant scandalisés par Marilyn Manson ou Rammstein, comme quoi recopier des âneries venues de l'étranger c'est plus facile que d'en écrire...

The CNK / Chronique DVD > Paris brûle-t-il ?

The CNK - Paris brûle-t-il ? Le 1er mars 2013, The CNK était donc sur la scène parisienne du Divan du Monde pour un concert chaud bouillant, un live capté par plusieurs caméras qui nous permet deux ans plus tard de (re)vivre le show avec une très belle image, un son impeccable et un montage aux petits oignons. Techniquement, c'est du lourd mais les fans savent que le groupe ne laisse jamais rien au hasard... Le concert fait la part belle aux différentes productions du combo avec ce qu'il faut de reprises déjà bossées pour Révisionnisme : "Blood is thicker than water" d'Impaled Nazarene, "I am the black wizards" d'Emperor, "Too fast for love" de Mötley Crüe, le "Sabotage" des Beastie Boys pour conclure la première partie et "Gadd ist gott" leur mix de Garry Glitter pour lancer le rappel, pas de "You could be mine" des Guns N' Roses ou de "Weißes fleisch" de Rammstein mais on ne peut pas tout avoir ! Le reste, c'est forcément leurs morceaux et ça attaque fort avec "Dinner is ready", le groupe, en uniforme, joue devant un écran géant où seront envoyées des images (oui, ok, c'est le principe...) et surtout des messages, souvent ironiques, comme ce "Applause" en fin de concert... La température monte rapidement, les vestes tombent, les titres s'enchaînent et après "Bunkermoon kahos 3", on a un petit temps mort, on ne le sait pas encore, mais on doit en profiter car ça va chauffer juste après avec l'hymne "Cosa Nostra Klub" où deux charmantes demoiselles viennent déposer des pétales de roses sur les premiers rangs, elles sont "habillées" en "djellaba résille" et font leur petit effet... Moins sexy (encore que, qui suis-je pour juger ?) mais également invités à fouler la scène, on retrouve plus tard Pills de Prime Sinister (en costard) pour gratter un peu sur "Kommando 96" et Swan de Blackrain (torse nu) pour reprendre "Too fast for love".

Outre le très beau digipak, The CNK a également soigné les bonus avec le clip live de "Sabotage" (à toi de choisir si tu veux le son studio ou le son live), la version live de la reprise de "You spin me round (Like a record)" de Dead or Alive filmée en 2014 au Petit Bain (à Paris) et pour terminer le clip de "Street fight at the end of the world" où, fatalement, ça bastonne sévèrement aussi bien visuellement que musicalement. Bref, The CNK n'a pas fait les choses à moitié avec ce DVD, indispensable pour les provinciaux qui n'ont pas souvent l'occasion de les voir sur scène...