metal Métal > Clearcut

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Clearcut est un groupe à part sur la scène française et ce non seulement par la musique... C'est en effet le nouveau groupe de 2 ex-Loudblast à savoir Stéphane (chant/gratte) et Hervé (batterie), Loudblast, groupe emblématique du thrash-métal français des années 90' a une fois de plus mis fin (temporairement !) à son histoire et pour que Stéph et Hervé toujours accros à la zic continuent de s'éclater sur scène, ils ont formé un nouveau groupe, radicalement différent. Ils ont débauché 2 comparses, Matthias qui oeuvre à la basse dans Unswabbed et donc également dans Clearcut désormais et Régis qui s'occupe des lumières au Grand Mix de Tourcoing. Animés par la même idée de la musique, les 4 s'enferment aux LBLab pendant deux mois pour composer/répéter/enregistrer. Ils en ressortent avec un premier album sous le bras, c'est le pote et voisin Stephan Kraemer qui le mix. Signé chez Wet Music, ce doit être le "jeune" groupe métal qui détient le record de rapidité pour sortir un premier album en France... Leur histoire se poursuit sur les scènes de France, de Belgique et des environs (environ...) où le charisme du groupe n'a d'égal que la puissance qu'ils dégagent. Ca pulse à mort, les riffs pleuvent et ça déconne sec, Clearcut ne se prend pas la tête ! L'hiver 2001 se passe en studio pour composer et enregistrer un album qui sera plus métal, plus lourd, plus punk, plus hindou, plus Clearcut !

Review Concert : Clearcut, Clearcut live à Liévin (décembre 2000)

Clearcut / Chronique LP > Clearcut

clearcut Pour être franc, j'ai d'abord été déçu par l'album, après quelques écoutes 'de loin', je trouvais le son trop lisse, trop uniforme d'un bout à l'autre des morceaux, une sorte de rouleau compresseur qui roule dans notre tête et qui nous laboure en profondeur. Et seul "Talkin lies with liars" semblait surnager, avec ses riffs ultra percutants, son rythme bien étudié et son architecture assez impressionnante. Et puis il y a eu un puis deux puis trois... concerts de Clearcut et là, sur les différentes scènes, les compos ont pris une toute autre dimension, le live m'a permis de mieux faire la distinction entre les titres et de les découvrir réellement et là, quel plaisir !!! Parce que maintenant, l'album ne reste plus en surface et pénètre mes oreilles qui se délectent du sublimissime "The process of raping Gaya" où la succession de riffs est tout simplement étourdissante, ça tombe de partout, les rythmiques sonnent même presque "indus" parfois. Les breaks plus lents sont admirables et celui de "My defeat" est également un très grand moment ! Ce sont les 3 titres que je préfère mais derrière ces arbres il y a une forêt avec des tonnes d'enchaînement de riffs au son "Clearcut", oui, parce que Clearcut a amené un son, le sien tant qu'à faire, ce n'est pas un son à la machin ou à la untel, c'est du Clearcut, on ne fait rien à moitié aux LBLab et à l'Impuls... La batterie est énorme d'un bout à l'autre, il ne faut pas oublier que Loudblast était loin de faire dans la dentelle, la double pédale est de sortie mais Hervé sait l'utiliser sans écoeurer l'auditeur, ce n'est pas du thrash-métal ! D'ailleurs qu'est-ce que c'est comme métal ? Bonne question... En tout cas, c'est du bon ! Après un très énervé "Jimmy Boyle", on a un morceau caché, ou plutôt une version ultra grave de "Piece of void", attention de pas faire péter ses enceintes, le son monte dans les graves est ça crache de partout avant que des samples de musique et chant orientaux ne ramène le calme...