metal Métal > Chevelle

Biographie > à ne pas confondre avec Shovel

Trois frères qui jouent dans leur cave de Chicago, qui montent un groupe, qui enregistrent un premier album, Point #1, avec Steve Albini, un album qui fait son trou malgré une sortie chez un label indé, Squint Entertainment, il n'en fallait pas plus pour lancer la success story à l'américaine, et ce ne sont pas les Chevelle qui vont s'en plaindre. En 1999, Pete (guitare, chant), Sam (batterie) et Joe (basse, chant) s'étaient fait connaître avec Point #1 l'album et "Point #1" le titre, la prod grasse et grungy de Steve Albini atténuaient le côté métal du groupe qui semblait plus rock. D'ailleurs ils tournent à la fois avec des combos rock : Filter ou Local H, et des combos métal : Machine Head ou Sevendust (par exemple)... Signés chez Epic, Chevelle va enregistrer son nouvel album avec Gggarth Richardson (RATM, Mudvayne, Kittie...) à Vancouver, s'attache les services d'Andy Wallace (KoRn, SOAD...) pour le mixage et sort Wonder what's next en février 2003, l'album est résolument plus métal...

Chevelle / Chronique LP > Wonder what's next

chevelle : wonder what s next Chevelle s'est donc métalisé au contact de Gggarth Richardson, rien d'étonant là-dedans, le son de l'album est d'une propreté remarquable mais ce son calibré pour les radios ne choquent pas étant donné que le chant de Pete s'accorde très bien de cette pureté. Sa voix très claire peut parfois faire penser à Maynard James Keenan (Tool, A Perfect Circle) mais c'est davantage l'ensemble de certains titres qui nous font faire le rapprochement puisque le début de "Family System" ou de "The red" sont assez proches de l'esprit A Perfect Circle. Sa voix peut aussi être très chaleureuse, à la manière de Daniel Johns et Silverchair (période Freak show), sur "Closure" les ressemblances sont frappantes. Mais le chant ne fait pas tout et Chevelle ne doit pas tout à la voix de Pete, ce sont leurs riffs qui ont permis de se faire connaître sur le premier album et le son métallique des grattes rapproche le groupe des Deftones (période Around the fur), et malgré ce rapprochement, les compos comme "Comfortable liar" ou "Forfeit" s'en sortent très bien. Chevelle sait aussi plus ou moins ranger les gros accords et composer de superbes "balades" : "Send the pain below" est ainsi très calme, la tension monte et survient le déluge sonique mais sur un tempo qui ne s'accélère pas, une deuxième couche de chant enrobe le tout et enfin, on passe à la vitesse supérieure, l'architecture est certes basique mais le résultat est convaincant ! Sur le dernier titre de Wonder what's next, Chevelle passe carrément à l'acoustique (sans batterie) et "One lonely visitor" est terriblement triste, vide, il met terriblement mal à l'aise et c'était certainement l'effet recherché...
Bref, mis à part un titre ("Wonder what's next") un peu trop classique et bien dans le mouv' néo-métal, Chevelle devrait se faire une jolie petite place dans le paysage des groupes à grosses guitares et à voix claire et ensorcelante après s'en être fait une du côté des groupes power-noisy dans la pure tradition du rock indé US...