metal Métal > Carpathian

Biographie > Forest ? (Gump)

Originaire d'Australie, Carpathian est un quintet hardcore punk metal qui voit le jour en 2003 du côté de Melbourne. Les premiers faits d'armes du groupe sont tout ce qu'il y a de plus classique : démo, split avec un groupe local, EP éponyme et premier album sorti dans sa contrée natale. Nous sommes en 2007, le groupe ferraille depuis 4 ans, tourne régulièrement avec Bleeding Through, KSE, Thursday ou encore Parkway Drive et va se voir repérer par Deathwish Inc. (Converge, Narrows, Trap Them...) qui s'occupe de la sortie nord-américaine du deuxième album des natifs de l'île continent : Isolation. Un succès qui permet au groupe de réitérer en 2010 avec son troisième album studio : Wanderlust. Le 29 avril 2011, Carpathian met un terme à ses activités après un dernier concert. Fin de l'histoire... pour le moment.

Carpathian / Chronique LP > Isolation

Carpathian - Isolation La rage au cor(e), les riffs acérés comme des lames de rasoir et une hargne punk hardcore peu commune ("Ceremony"), Carpathian n'a rien à voir avec les forestiers black métalleux misanthropes norvégiens avec qui ils partagent pourtant la moitié de leur patronyme. Non, eux donnent dans le gros son qui tambourine gentiment au carreau et défonce les cloisons après cette petite marque de politesse. De fait Isolation transpire la rage brute qui contamine le plus neurasthénique des mélancoliques dépressifs et ne fait pas les choses à moitié ("Permanent"). Par contre curieusement, ça va moins vite que l'on n'aurait pu le croire : punk dans l'état d'esprit mais pas nécessairement dans les tempi fulgurants et enlevés, Carpathian est surtout ouvertement hardcore, sur les deux premiers titres de l'album (l'éponyme "Isolation", le vénéneux "Cursed").
Parce qu'après, le groupe accélère le mouvement et empile les brûlots bien hargneux et avec le cinglant "Spirals" ou l'incendiaire "Insomnia" met les choses au clair. On est chez Deathwish Inc. alors on exige un haut niveau de concassage de tympans (le label héberge également pour mémoire Blacklisted, Converge ou encore Narrows, Trap Them). Et si Carpathian n'est clairement pas le groupe le plus "violent" du roster, ça ne l'empêche pas de faire les choses bien comme il faut. De manière très rock'n'roll d'ailleurs, avec ce petit zeste de groove qui fait du bien par où ça passe et qui laisse entendre que ces australiens ne sont pas là par hasard (cf : "The cold front"). Ne serait-ce que quand ils mettent les c... sur la console de mixage et qu'ils se décident à lâcher les chevaux, sur "Deadbeats" puis "Sun heights". Pas le disque du siècle mais du bon gros hardcore punk qui défouraille et ravira le voisinage au réveil.