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Car Bomb #1 Inception mathcore new-yorkaise ayant vu le jour au début des années 2000, Car Bomb lorsque deux musiciens évoluant au sein du groupe Neck (Greg Kubacki & Michael Dafferner) se retrouvent à partager un local de répétition avec deux autres zikos eux-mêmes membre du groupe Spooge Elliot Hoffman & Jon Modell jusqu'à se découvrir des affinités musicales récurrentes. Lorsque Kubacki et Dafferner se mettent en tête de monter un side-project à Neck, ils recrutent toute naturellement Hoffman & Modell et donnent naissance à ce qui va alors devenir Car Bomb. En 2004, le groupe commence à enregistrer mais prend son temps si bien que son premier album studio, Centralia, ne sort finalement qu'en 2007, ce après que les américains aient tout de même réussi à signer chez un poids-lourd de sa catégorie, en l'occurrence Relapse Records (Baroness, Mastodon, Pig Destroyer...).

Suite à cela, le quartet tourne régulièrement en première partie de Gojira ou The Chariot avant de mettre en chantier un deuxième opus long-format, lequel sort courant 2012, en totale autoproduction cette fois, sous le titre w^w^^w^w.

Car Bomb / Chronique LP > w​^​w​^​^​w​^​w

Car Bomb - w​^​w​^​^​w​^​w Ces mecs sont dangereux. Et w^w^^w^w en est la preuve incontestable. Une démonstration de terreur mathcore à la brutalité salement déviante et à la force de persuasion implacable. Et en même temps, vu les arguments développés par les Américains, difficile de ne pas se laisser convaincre. Que ce soit de gré ou de force. Toujours est-il que cinq ans après le déjà très impressionnant Centralia sorti en mini-major, les Car Bomb sont de retour aux affaires en adoptant la posture du DIY et de l'indépendance absolue pour littéralement pulvériser les enceintes le temps d'un album constellé de ces étoiles noires qu'il transforme en ogives thermonucléaires au cours de ses pérégrinations plutôt guerrières.

Que ce soit avec "The sentinel", "Auto-named" ou "Finish it", la première rafale en laissera déjà plus d'un sur le carreau. Le groupe y développe ici un math-metal(core) à la fois subversif et obsédant. Un metal sauvage et surpuissant aux gangvocals écorchés vifs et esquisses mélodiques trempées dans un bain d'acide ("Lower the blade"). Pour un résultat hautement addictif. Définitivement extrême il faut bien le reconnaître, mais constamment sur la brèche. Sur la corde raide aussi, tant les Américains se plaisent à jouer les funambules sur des bases techniques extrêmement élevées en frôlant le crash en permanence sans pour autant finir dans le ravin. Mais au-delà de sa simple maîtrise formelle bien que fulgurante, Car Bomb exhale un nihilisme exacerbé, une effervescence hardcore passionnelle ("Garrucha", "Third revelation") et qui de temps à autres vient même frayer avec les frontières de la sphère black/death la plus charnue ("Recursive patterns").

Une volée de titres tous plus sulfuriques les uns que les autres ("Spirit of poison", "Magic bullet" ou "Crud"), une grosse dose de hard intense en fusion permanente, le groupe joue sur les sillons d'un Dillinger Escape Plan et déconstruit méthodiquement ce qu'il a passé les premiers instants à structurer. Et force est de constater que le résultat ne souffre guère de défaut, la maîtrise - autant créative que formelle - des Américains se révélant ici sans la moindre faille ("This will do the job" et sa bestialité complètement habitée karchérisant des éléments pop habilement distillés, le terminal "The seconds"). Une dernière giclée de haine, véritable saillie sonore doublée d'un arrosage au lance-flammes systématique éliminant les dernières poches de résistance émotionnelle et les Car Bomb peuvent asséner leurs ultimes coups de boutoir sonores, en mettant tout ce qu'ils ont dans leurs tripes afin de parachever leur œuvre.

Majuscule et sans concession.

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