metal Métal > Burn Hollywood Burn

Biographie > brûle Hollywood brûle

Le groupe définit clairement ses idées par son nom : Burn Hollywood Burn. Hollywood peut crâmer que ce serait pas plus mal... Fuck le business et si tu peux voler ce skeud, ne te retiens surtout pas... Discours radical... et très rapidement il y a une mini hype autour du groupe qui, d'après de nombreux dires, est une brute de scène, un groupe à vivre... Sa formation remonte aux débuts de l'année 2000 quand des zicos de divers combos de Rouen (Watch It Fall, Device) se réunissent pour faire de la musique et exprimer leurs idées sur ce monde de l'apparat et de l'argent roi. La première démo K7 s'arrache à 500 exemplaires, se copie, se disperse. Le groupe allie son énergie à celle d'une troupe de théâtre pour jouer une pièce d'Edward Bond : Rouge, noir et ignorant. Le groupe continue également de se produire seul (ou avec d'autres groupes), le printemps et l'été 2001 se passe sur les routes d'Europe avec Broken Promises. A l'automne ils passent une semaine au Balloon Farm Studio avec Laurent Brunel, le 6 titres qui en découle est signé chez Bisect Bleep Industries, il sort en mars 2002 distribué par Overcome Records. De nouveaux concerts et le bouche à oreille continue, pas mal de monde les attend sur scène et ils ne demandent qu'à les rencontrer... Nous aussi...
2004, alors que le combo vient de sortir un nouvel EP, il se dissout en plein vol... Comme toujours les raisons ne sont très claires et une partie des membres du groupe vont continuer la musique dans de nouvelles formations... Ce dernier EP ne sera pas chroniqué, autodistribué le groupe recherchait le maximum de promo indé pour son premier effort, ce qui collait tout à fait à son état d'esprit, pour celui-ci, ils se sont mis d'accord avec une distribution mercantile qui ne voit pas d'un bon oeil les webzines qui traitent autant de néo que d'autres styles, d'autant plus qu'un webzine ne rapporte rien en terme de promo d'aprés eux (Exutoire pour les citer), envoyer un CD leur coûte x euros et y centimes, ce n'est donc pas "rentable" (sic) ou alors il faudrait obligatoirement faire une interview, le genre de trucs que même les majors n'osent pas faire, dommage pour l'image indé de la distro, dommage surtout pour celle du groupe qui revendiquait d'autres valeurs. Cela n'a pas du joué sur leur séparation mais alors que tout avait bien commencé entre le groupe et nous, tout s'est bien mal terminé...

Burn Hollywood Burn / Chronique EP > It shouts and sings with life... explodes with love

burn hollywood burn : ep It shouts and sings with life... explodes with love, pas évident de retenir le titre de cet Extended Play... Mais Burn Hollywood Burn n'a pas forcément envie que l'on retienne le titre de son CD ou de ses chansons (tous sont assez longs), non, ils veulent qu'on retienne leurs idées et que leur musique nous marque. Et on retiendra au moins leur nom : Burn Hollywood Burn. Il faut le retenir. Leur message passe par les textes et heureusement qu'ils sont dans le livret car il n'est pas évident de pouvoir les comprendre (même en se débrouillant pas trop mal en anglais) quand ils sont chantés/criés/hurlés/machés/recrachés, les mots suivent le rythme de la musique, et la plupart du temps, ça joue vite, très vite ! BHB, c'est du rock'n'roll en Formule 1 là où Elvis se trainerait avec une 4L... Certes, on peut aussi appeler ça du HardCore mais dans les idées, c'est très rock'n'roll, un peu comme The Icarus Line (mais en plus boosté encore !). Le tout avec un son quand même très "core"... et des passages très émo comme ce break génial sur "Love (as we know it) hurts with or without you". HardCore Emo donc ? Oui, mais c'est bien plus quand même puisque Burn Hollywood Burn sait aussi lâcher de gros riffs avant d'exploser son morceau ("I against the world : the 2nd round") et laisser place à une sorte d'impro riche en "fuck you" qui se relance dans la plus pure veine émocore (Thursday, Tang...) pour le plus grand bien de nos oreilles. Après une plage instrumentale et latine pour se reposer ("In girum imus nocte consumimur igni"), les Rouennais relâchent les chevaux, ça bastonne sévère sur "Requiem to the living" puisque "the world will burn tonight". Imprévisibles, les BHB démontrent avec cet EP que l'on peut produire de putains de bons trucs sans trop de moyen mais avec beaucoup d'envy et d'énergie. Sur CD, ça sent déjà la sueur, sur scène, ça doit vraiment être quelque chose. Burn Hollywood Burn. Burn Hollywood Burn. Burn Hollywood Burn. Motherfucker Burn.