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Biographie > Bullet for the hole

Gros son, guitares sanguignolentes, avalanche rythmique, le bon gros hardcore des grecques de Bullethole surgit comme une balle d'un gros calibre, entre trash-core et hardcore, Bullethole met les pendules à l'heure, à ranger du côté de God Forbid plutôt que Dagoba... Formé fin 1999 par Costas et Andreas, seul membres restant des tous débuts du groupe, Bullethole se complète et enregistre sa première démo Hollow sous le nom de Human Decay. De nombreux concerts plus loin, l'arrivée de Leyteris et Kiriaos permis d'enregister la démo Moment of Hate, démo qui leur permit de démarcher quelques labels, et notamment Black Lotus Records, sur lequel sort leur premier album complet Incarceration. Un groupe electro se prénommant déjà Human Decay, le groupe change de nom pour Bullethole.

Bullethole / Chronique LP > Incarceration

Bullethole : Incarceration Un barrage sonore comparable à la détonation d'une arme à feu, un bang sonore explosif, qui déclenche les hostilités, Bullethole va directement au front, sans passer par la case introduction et présentation, riffs plombés donc, ainsi qu'une voix et batterie qui foncent tout de go. Un chant appuyé, une guitare maligne, "Twist the knife" arrache son compliment. Comparable, quoiqu'à quelques distances tout de même, des français de H-Tray ou d'un Klone sur-vitaminés, transpirant les amphétamines, "Incarceration" se distingue par son petit solo de guitare sur un lit abrasif, un déluge sonore qui lacère l'atmosphère. "Moment of hate", "Nothing will remains" parcourent ainsi la rocaille désolée et métallique de Bullethole, déchirements vocaux, le marteau-piqueur repart à l'assaut, les breaks rompant cette autoroute impulsive. Un trash-core avec des solo de pseudo-schredder, voilà ce qui pourrait caractériser Bullethole à la première approche, si l'on exceptait leur pilon rythmique tel qu'il apparaît sur "Broken lies, shattered alibies", dôté en plus de choeurs affligeant des dommages collatéraux.
Même si la batterie est parfois un peu répétitive, Bullethole à plus d'un tour dans son sac comme ce "Thorn in their back" sombre et virevoltant à la fois, à la guitare magnanime, ce petit riff, cette petite griffe qui accroche l'oreille et la secoue de haut en bas. Coulée sonore, écoulement saturé, "Liar" est d'une raréfaction hypnotique, un titre qui sort ces pics empoisonnées comme "Thorn in their back" et "Now I know". A l'opposé de ce déluge sonore quasi-permanent, "Molestias" souffle cet air chaud pour y apporter un apaisement presque salvateur, un basse ronde qui ronronne, des percussions légères, une guitare éthérée, une atmosphère circulaire idéale pour terminer cet album d'une manière orthogonalement opposée à son commencement...