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Biographie > Bugraphie

Bug naît en juin 1999 sous l'impulsion de 5 musiciens d'horizons musicaux différents et se tournant vers un style influencé par Korn et Deftones, mais également par Cure ou bien Depeche Mode. Ce mix entre métal à la mode et sensation cold-wave donne à Bug une saveur toute particulière. Une sorte de Mass Hysteria un peu plus rock, des samples moins intrusifs et des voix issues du brouillard. Bug vient de la région normande, et c'est toute la scène rouennaise (La Bestia, Doggystyle ou Disorder) qui s'exprime au travers Bug et son métal aux accents cristallins.
Leur première démo Changer d'air voit le jour au cours de l'été 2000, et les compos de le démo leur permettent de remporter le tremplin rock de L'Arcade, salle de Gravenchon. Un changement de guitariste et Rico vient trouver sa place au sein du groupe avec ses scratchs et ses samples. Le groupe sort sa deuxième démo Analyses en octobre 2003, après avoir fait la première partie de Pleymo, Mass Hysteria et Wünjo.
Bug franchit ensuite l'étape du premier album, Bug sort le 22 avril 2006.

Bug / Chronique LP > Bug

Bug : Bug Après une démo prometteuse Analyses, Bug transforme l'essai avec un album éponyme qui coule avec enchantement sur nos platines. Alors que Mass Hysteria nous avait gratifié d'un album aimable à souhait, affable mais sans plus, Bug sans détrousser tout le poulailler y met un souk organisé où les guitares et les samples rugissent avec verve et conviction. Douze titres dans la lignée de la précédente démo, avec la notable exception d'une présence plus prononcée et plus oppressante des samples et de l'électronique, un mélange qui emporte des titres comme "Tentations" ou "Délit d'opinion" sur des altitudes stratosphériques où l'oxygène se fait rare et entraîne l'ivresse des sommets. Un son un peu trop dense parfois, emplissant sans pâlir l'ensemble du spectre fréquentiel, mais des compositions éxécutées avec une maturité maîtresse, quelques couplets pop-métal qui se transforment vite en rage contenue sur des mélodies-étandard, ou des refrains énervés comme le survolté "La part du crime".
Bug confirme ici tout le bien que l'on pensait d'eux, des morceaux concis, percuttant, où l'on pourra juste reprocher une saturation un peu monotone, mais des titres magiques comme le dansant "Septième sens", ou l'hypnotique "S(ph)ère" transcendé par une basse saturée, lente et douloureuse qui se fait vive et alerte après un synthé ondulant. Des titres qui s'écoutent à merveille en boucle et sans lassitude.

Bug / Chronique EP > Analyses

Bug : Analyses Une démo comme on aimerait en voir plus souvent, Analyses tire son épingle du jeu par son originalité, cette fusion réussie d'un néo aventureux, qui lorgne sans honte vers des styles différents comme la cold-wave ou la pop, en un mot qui s'ouvre, comme le montre le dernier titre sublime, "La Faille" qui s'emporte sans violence, tout en subjectivité, plus que par réaction primaire, une guitare ondoyante, une basse régulière et un chant qui tire profit de l'équilibre mis en place pour se laisser aller.
Guitares saturées, un riff suintant pour commencer et des scratchs qui harcèlent l'atmosphère, "Wake Up" prend des faux airs de La Bestia, le tout s'écroulant sur un chant beaucoup plus cold-wave et introverti, fragile, efficace, -Serons nous si fier, à l'heure du jugement ?-, qui n'as pas peur de se montrer vulnérable, la guitare délivrant des riffs fluides, un ruisseau de montagne aux bruissements métalliques, ruisseau qui prend des allures de torrent déchainé sur cette fin hallucinante, toute en puissance qui déclenche à l'ignition un pogo monstrueux.
Néo à coup sûr, Bug fait le pari d'allier cette fureur impulsive avec des parties plus aériennes et plus réfléchies, "Lésions" ou "Wake Up" illustrant bien le style bi-fluoré de Bug, un peu à la manière de Oddsize. Bug se détache en grande partie par son chant si particulier, qui sait se faire mélodique ou hargneux, sans tomber dans les excès, sans déraper et surtout en maitrisant tout aussi bien les deux... Mentions spéciales pour "e.k.l.a." et son intro qui surgit à pas feutrés, mélodie en sourdine, du feutre sous les pieds pour mieux faire ressortir cet équilibre instable, d'une guitare et d'un chant prêt à exploser, le mélange des voix est également bien foutu, mais le titre n'exploite pas tout son sombre potentiel destructeur sur la longueur.