metal Métal > Breed 77

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Entre l'Espagne et le Maroc, il y a un petit rocher nommé Gibraltar en souvenir d'un chef musulman qui s'en était emparé au huitième siècle (Gibr Al Tariq = rocher de Tariq)... Quoi ? Qu'est-ce qu'il nous fait chier Oli avec son histoire géo ? C'est bien simple, c'est parce que les membres de Breed 77 sont originaires de Gibraltar et que ça a son importance puisque l'album du groupe est très imprégné de la culture ibérique, d'ailleurs son nom n'est-il pas en espagnol ? En fait, cet album est éponyme mais on retrouve sur la pochette comme dans le livret le terme Fecundacion qui devrait devenir le surnom de ce premier album.
Les deux membres fondateurs de Breed 77 sont Danny (guitariste) et Stuart (basse) qui jouaient ensemble au sein de Winter of Torment et ont voulu former un groupe avec uniquement des 'compatriotes'. Ce projet prend forme en avril 96, à Londres, c'est d'abord sous le nom de Breed qu'ils délivrent des concerts avec au chant Paul et à la batterie Lawrence (remplacé l'année suivante par Nick, lui-même remplacé par Pete fin 98). Ils tournent en Angleterre mais aussi en Italie, au Portugal et en Espagne, partagent des scènes avec One Minute Silence, Pist-On, Black Sabbatth, Misery Loves Co., My Ruin, Kill 2 This ... et sont devenus Breed 77... Deux autres bassistes ont aussi officié au sein du combo avant que Stuart ne retrouve sa basse... Breed 77 a sorti 2 Eps : The message (98) et Volume one (99), est a ensuite signé chez Infernal Records (le label de Miocene !), l'album est sorti en France au printemps 2002 et c'est un régal...

Breed 77 / Chronique LP > Breed 77

breed 77 A l'image de Shun, Miocene ou Dainami, Breed 77 mélange douceur et aggressivité. Rythmiques implacables, guitares lourdes et rapides, chant clair assez dur par moment, le groupe alterne les ambiances par le biais de la voix de Paul qui varie les effets et les rythmes ("Switch") mais aussi les langues, l'espagnol prennant de temps en temps la place de l'anglais comme sur "Fly" ou sur un break de "Rise", que l'on rapproche immédiatement des compos d'Ill Niño. Chaque titre de l'album dévoile une nouvelle facette du combo qui n'hésite pas à surprendre l'auditeur comme sur la fin brutale de "Switch" et l'intro à la guitare acoustico-ibérique qui la suit immédiatement, une intro qui est en fait le corps d'un "Breaking the silence" qui se distord dans tous les sens, un titre qui n'est pas sans rappeler les ambiances de Nihil. Le chanteur est vraiment excellent et sur "Floods", l'émotion qu'il dégage est dingue, ça flirte avec le Maynard James Keenanisme ! La batterie marque le tempo et ne se laisse pas trop emporter par le déluge de guitares qui s'abat sur le titre, au contraire, c'est l'éclaircie qui remet à l'honneur cette voix Toolienne. Impressionnant ! Surtout que deux titres plus tard, sur "A safe place", le chant tire plus sur le grunge avec une voix chaude... Présenter comme cela le tout peut sembler déroutant mais les instruments sont le garde-fou des parties chantées et assurent la cohésion de l'ensemble, ainsi au lieu d'être un motif d'éparpillement, la diversité du registre chanté est un élément clé pour Breed 77, un signe distinctif ! A cette pluie de comparaisons, je me dois d'ajouter Filter et Richard Patrick (et pourquoi pas Chino Moreno des Deftones pour les parties plus tranchantes...). Les 12 titres sont donc tous très bons, très diversifiés, très prennant. Et comme le tout est proposé dans un superbe digipak (en forme de croix/crucifix quand on l'a déplié) et que l'artwork est très soigné, Breed 77 a tout bon dans sur tous les points ! Reste à les voir en live...