metal Métal > Breakpoint

Biographie > Point de rupture

10 ans déjà que Breakpoint existe, c'est en effet en 1994 que le groupe s'est formé, depuis, seul Tom est venu remplacé Romain à la basse, le reste du line-up est resté identique, Pierre est tout de même venu en renfort au chant, permettant à Séb de se concentrer sur la guitare pour rivaliser avec Mathieu, Stéph étant quant à lui batteur. Après un premier EP en 1998, le groupe enregistre un maxi pour se faire connaître des labels en 2000 et tourner (avec entre autres Oversoul, Misanthrope, Dyslesia, Fifty One's mais aussi des groupes de néo comme Watcha ou Artsonic). Ils sortent leur premier opus None To Sell en 2002 et celui-ci est distribué jusqu'au Japon et au Canada (mais aussi en Angleterre ou en Allemagne) via Perennial Quest Records. Ils signent ensuite chez Anvil Corp. Records et préparent Strange fruit au P'n'F Studios avec Fred Rochette (Fifty One's), ce deuxième album sort fin mai 2004 et est distribué par Wagram...

Breakpoint / Chronique LP > Strange fruit

breakpoint : strange fruit Quel est ce fruit étrange que tient en main Breakpoint ? Ne serait-ce pas le feu sacré du stoner métal qui tabasse ? En 10 titres et 40 minutes, Strange fruit met en évidence les qualités du groupe : de la guitare, de la guitare, encore de la guitare ! Le chant, très correct, est assez "classique", la basse est assez discrète et la batterie (au son trés sec) ne fait pas vraiment dans la dentelle... C'est donc les riffs et les solo (soli pour les italiens...) qui accrochent principalement nos oreilles. Les amateurs de descentes et d'envolées en solitaire sur fond de grosses rythmiques seront ravis ("Strange root", "Anything without", "Sane") même si le coup du couplet/refrain/couplet/refrain/break ou pont avec solo est un peu usé, ça fonctionne toujours, et puis côté stoner qui défouraille, il n'y a plus grand chose à inventer, les grands classiques dans le style de Kyuss, Monster Magnet ou Fu Manchu sont donc déclinés ("Half past void", "Neon"), sur son terrain de jeu favori, Breakpoint s'éclate sans se creuser la tête. Pour la différence et les petits détails qui la font, il faut aller chercher ce coup de médiator dans les mécaniques de "Ascending rain", les quelques paroles en français de "Seers parallel" (ce qui n'est pas forcément leur meilleure idée), les choeurs de "Rita" ou encore les titres plus calmes que sont "The oldest story to tell" qui débutent à l'acoustique, conférant une ambiance tout à fait grungy au morceau, et "A certain optimistic way" qui clôt l'album avec une pesanteur qui n'est pas sans me rappeler mes Cowboys and aliens chéris.
Avide de grosse énergie ("Rita") et d'accent français dans ton bol de stoner du matin (celui qui te met en forme pour la journée), ce Strange fruit est pour toi, la révolution du genre n'est pas pour demain mais pourquoi changer une recette qui marche aussi bien ?