Après avoir fait ses armes au sein de la scène hardcore américaine, en participant à de multiples projets (un tribute aux Bad Brains, un split cd avec Snapcase...), Boysetsfire avait su faire l'unanimité autour de sa musique sombre et torturée, violente et rapide, qui leur fit partager notamment la scène avec Cave In. Deux albums essentiels (The day the sun went out en 1996 puis After the eulogy en 2000 sur Victory) avaient ensuite enfoncé le clou posé par des tournées incessantes aux quatre coins du pays, s'atirant ainsi le respect entier de toute une armée de fans prêt à en découdre avec le premier qui oserait critiquer “son” groupe à l'état d'esprit et à la force musicale sans faille. Oui mais voilà, le quintet du Delaware a récemment signé chez la bête noire, le label de Creed, Evanescence et consorts, le tristement célèbre Winds Up. Acte de naissance de cette nouvelle union pour le pire et le meilleur, Tomorrow comes today n'en demeure pas moins un album qui mérite plusieurs écoutes avant de s'en faire une opinion drastique.