metal Métal > Boys 1st Time

Biographie > Le premier coup des garçons

Ce n'est pas parce que Boys 1st Time a vu le jour en 2004 que ce sont des apprentis de la scène parisienne. Le groupe est composé d'Olivier au chant (ex-Korum), Guillaume à la guitare (ex-guitariste du XII), Sébastien à la basse (actuel Textinreverse, formation de jazz expérimental), et Tariq à la batterie (ex-Symbiosis et actuel batteur de Decoherence). Vous aurez compris que Boys 1st Time n'est pas leur premier terrain de jeu. Les influences du groupe tournent autour de Converge, The Red Chord, Buried Inside, The Dillinger Escape Plan ou Between The Buried And Me et le groupe aime à rappeler qu'il prône le non-respect des clivages musicaux.
Depuis sa formation, le quatuor a passé beaucoup de temps en studio. En est résulté, en mars 2006, un premier maxi San francisco (de 5 titres) et en juillet, un second dénommé The final soul trade e.p. (de 3 titres).

Boys 1st Time / Chronique EP > The final soul trade e.p.

Boys 1st Time : The final soul trade e.p. San francisco a été enregistré en mars 2005 pour paraître 12 mois plus tard, au moment de la mise en boîte de son successeur The final soul trade e.p. qui, lui, a vu le jour en juillet dernier. Est-ce utile de préciser que Boys 1st Time ne s'est pas ennuyé durant ces dernier mois ?
Je vais d'abord commencer par ce que j'ai oublié de dire au sujet de San francisco et qui s'applique aussi à The final soul trade e.p. : la production, réalisée "à la maison", est tout ce qu'il y a de plus correcte, rendant tout à fait digeste un chaudron de décibels pourtant dense. Et que dire de la mainmise de chacun sur son instrument ? Rien si ce n'est que chaque musicien le dompte à merveille.
Plus bref que leur précédent disque, The final soul trade e.p.comporte 3 pistes pour 8 minutes. Boys 1st Time a donc privilégié des compos compactes, ne réitérant pas l'exercice (pourtant réussi) du morceau "long" (environ 5 minutes). Mais le quatuor continue de frapper fort, en perpétuelle constitution de crossovers impensables ("Run from the exit"). Il lorgne aussi bien, lors de quelques instants, vers le post-hardcore que le death en passant par du grindcore. Les collisions fractales sont toujours d'actualité, cette synergie de courants différents pour créer l'identité du groupe restant ininterrompue.
Voilà qu'avec ce maxi, Boys 1st Time a fait un petit bond en avant, ceci en attendant qu'ils allongent la foulée...

Boys 1st Time / Chronique EP > San francisco

Boys 1st Time : San Francisco Amateurs de savants mélanges, les Boys 1st Time n'hésitent pas à incorporer des éléments death métal, rock, noise, punk, ou même jazzy ("Night-o-rama") ou grindcore dans leur math-métal comme dans une sorte de catalyseur multi-styles. Bien évidemment que le résultat n'est pas le même mais on peu trouver une similitude entre Boys 1st Time et Drifting Breed de part leur désir de faire s'entremêler différentes familles musicales. Vue de loin, l'addition paraîtrait être un brouillon mal esquissé mais je vous garanti qu'il faut très peu de temps pour être imprégné de la musique expédiée par le groupe.
Et dès les premières mesures de "Need is my name", le ton est donné : la guitare te scotche, la basse te sonne un bon coup, la batterie te ligote, et le chant t'étouffe, te voilà prisonnier des "boys" et de leurs multiples envies de sévices musicaux. Breaks en veux-tu en voilà, basse dissonante à volonté, chant allant de chuchotements à des hurlements, guitares ingénieuses ("A sliver of fish") ou plus tranchantes, batterie trépidante et pointue sont répandus tout au fil de San francisco. Lorsque quelques bouffées de rock (parmi d'autres incrustations) surviennent, on pourrait y entendre, pourquoi pas, du Speewy Noisy nouvelle mouture mais Boys 1st Time joue la compacité avec des titres de moins de 3 minutes (sauf la dernière, "That kind of event"). Justement, le dernier morceau se démarque du reste de ce maxi, du haut de ses 5 bonnes minutes. Si le coeur de son ouvrage est en pleine communion avec l'ensemble des autres pistes, son introduction et sa conclusion développent un phrasé contemplatif, que je trouve très réussi et bienvenu.
Ainsi, Boys 1st Time pose un pied dans une fange mathcore en évitant soigneusement de s'entrouper et fait circuler son nom en rendant une première copie intéressante à étudier.