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Bossk s'est formé en 2005, du côté d'Ashford au Royaume-Uni. Composé de cinq membres, Tom Begley (basse), Nick Corney (batterie), Alex Hamilton (guitare), Sam Marsh (chant) et Rob Vaughan (guitare), le groupe pratique un émo-postcore métallique et ambiant à ranger aux côtés de formations telles que Cult of Luna, Pelican ou The Ocean. Après quelques mois passés à composer, Bossk enregistre un premier EP, sobrement baptisé .1, qui voit le jour au mois de septembre 2006 via QnotQ. Un petit succès critique outre-Manche... qui permet au groupe de tourner avec Cult of Luna, Baroness, Capricorns, Envy, Born From Pain, Yndi Halda ou The Ocean. Courant 2007, le groupe signe chez Eyes of Sound (Devil Sold His Soul, Yakuza) chez qui sort le 8 octobre 2007 le deuxième EP, toujours aussi simplement baptisé .2.

Bossk / Chronique EP > .2

bossk.jpg Le choc du moment, c'est assurément Bossk. Un groupe complètement inconnu dans l'hexagone mais qui est déjà en train de se bâtir une solide réputation de l'autre côté du channel. Un groupe découvert par Pooly en première partie d'Envy et qui a suffisamment scotché notre webmaster/designer pour qu'il m'envoie quelques heures plus tard un mail me disant d'écouter d'urgence le groupe. M'exécutant, je découvre à mon tour un groupe qui, effectivement, à de quoi en scier plus d'un. Un petit échange de mail avec le label (Eyes of Sound Records) et voilà que 3 jours plus tard, le deuxième EP de Bossk parvient jusqu'à ma boîte aux lettres et là, c'est la déflagration. Deux morceaux pour une grosse vingtaine de minutes (presque 23' en fait) de postcore émo/metal qui carbonise les enceintes, Bossk n'a pas jugé bon de s'étendre dans la durée tant sa musique, compacte, viscérale et tellurique suffit déjà à nous mettre sur les rotules en l'espace de deux morceaux seulement... Mais quelle claque ! En 2 titres, Bossk dévoile l'étendue de sa palette musicale. Guitares accordées très bas qui compressent à coup de riffs tectoniques et de section rythmique pachydermique un "Define" qui s'étend sur quelques 9 minutes et 32 secondes, la démonstration est bluffante, pleine d'inspiration et de technique hors pair, un peu à la S-Pam ou Pelican. Le bassiste cogne comme un possédé sur son instrument pendant que ses partenaires prennent le temps de poser des ambiances plus atmosphériques, poursuivant ainsi leur route dans des contrées ambient/rock plus éthérées. Le final se révèle plus catchy, "Define" se terminant par un long passage plus rock, heavy, lequel se fait de plus en plus pesant avec son riff répétitif et hypnotique qui tourne en boucle pour prendre la pleine possession de notre psychée.
Bossk joue avec les formats, les genres et le prouve encore plus avec le mastodonte "Truth". Une intro ambient tout en douceur et retenue, puis le crescendo, lent, répétitif, implacable, inexorable ; ces guitares qui font grimper tranquillement la saturation en prenant leur temps. Une première partie qui semble se faire annonciatrice d'une déflagration imminente, le groupe, sûr de son fait maîtrise parfaitement le sujet. Puis vient l'apothéose, un véritable enchaînement de crescendo intenses et decrescendo légers, un enchevêtrement sous tension permanente de mélodies émo-rock, d'orchestrations post-metal et de vocaux hardcore (on pense alors beaucoup à Cult of Luna ou Botch) qui font leur apparition au milieu du morceau. Désormais, Bossk ne nous laisse plus aucun répit assénant ses accords de guitares avec une précision diabolique et une puissance fulgurante pendant que le chant, cathartique, laisse entrevoir une violence brute et démente que rien ne semble pouvoir entraver. Le coup de force du quintet anglais est aussi puissant qu'inattendu et met nos sens en éveil. Son efficacité technique autant que sa matûrité artistique le propulsant de fait dans la cour des grands, Bossk est donc évidemment à suivre de très (très) près.