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Boost.
Strasbourg-Paris.
1996, entrée en matière d'un groupe sans concession. 3 chanteurs dont Crass des Crusher et Kshoo des ex-cellents Dirty District, guitare, basse, batterie. Métal-hardcore au sons techno, le ton est donné, vous pouvez encore abandonner !
Le groupe débute sur des bases solides dû à un passé individuel de chaque musicien carrément impressionnant, et se retrouve vite à ouvrir pour les potes de Mass Hysteria ou Lofofora. Dans le même temps, "Dédé" Gielen maquette 4 titres avec le groupe.
Au printemps 1999, Boost sort son premier album A toi de voir chez MSI avec notamment une perle, un morceau dub où apparaissent Reuno, Mouss, Guillaume from Oneyed Jack et Marco de Treponem Pal.
L'an 2000 est synonyme de restructuration pour le possee Alsacien : Sriracha Sauce incorpore les Boost dans son asso pour les manager et les faire tourner, tandis que le groupe enregistre In-difference, autoprod' distribuée par M10, enregistrée chez Stéphane Buriez et mixée par ce dernier avec la complicité de Kraemer.
L'aventure ne fait que commencer...

Boost / Chronique LP > In-difference

boost : in-difference Autant être clair dès le début, Boost n'est pas à mettre entre toutes les mains. Ou plutôt entre toutes les paires d'oreilles. Car oui, et ce n'est pas nouveau, Boost dévaste tout sur son passage, et In-difference n'est certainement pas là pour nous contredire. Métal hardcore à tendance technoïde, les Strasbourgeois de Boost nous livre ici un album résolument bruyant sans toutefois sombrer dans le ridicule du "bourrin". Car les musiciens de Boost ne sont pas des manchots et savent ce qu'ils veulent : retrouver sur disque toute la puissance et l'énergie du live. Chose est certainement faite avec ce LP de 11 titres bourré d'invités, comme notamment Stéphane Buriez de Clearcut et Loudblast, Arno de No Flag, et Nico de Miskeen. Le son de cet album est énorme, ça n'étonne plus personne pour une prod de Buriez. 11 bombes survitaminées transcendantes sentant bon la sueur et le mosh pit. Réputé pour ses live de titan, Boost semble avoir trouver le compromis pour s'imposer comme la référence du genre. "Altered behavour", qui ouvre le disque, en est certainement la preuve la plus parfaite ! Sons electro en intro, passages jungle, et la grande baffe dans la gueule avec l'arrivé de la rythmique Boost. Les voix de Crass, Kshoo et Boozy sont simplement impressionnantes, chacune d'elles dans leur registre hardcore ou fusion. Efficacité des guitares et de la section basse batterie agrémentée de sons techno, refrain accrocheur, tout est rassemblé pour provoquer un choc à l'auditeur qui s'aventure dans l'univers de Boost. La suite de l'album ne contredira pas les bonnes vibrations que nous a produit le début du LP, "The insane" enfonçant le clou avec ses samples originaux et sa batterie doublé de delay. Le refrain est toujours aussi percutant, ça claskège comme dirait l'autre. LE morceau de ce disque, bien que je préférais la version démo sortie un an auparavant, c'est sans conteste "Dominate" qui envoie l'auditeur dans une sorte de jouissance surprenante. "You cry...I'm fine" sonne lui plus métal punk technoïde, les chanteurs exploitant à fond leur instrument naturel. La grande classe. L'ouverture d'esprit des Alsaciens nous offre de "In-Difference", sonorités arabes et rythmes dub malsain, un pur bonheur pour l'auditeur que je suis. La guitare reprend le dessus à certains passages, pour ensuite revisiter des contrées que trop peu visitées par les groupes de métal. Pas de répit chez Boost, c'est toujours à fond. La jungle refait son apparition sur "Tic-Tic" pour quelques mesures, histoire de surprendre une nouvelle fois avec une armada de guitares survoltés tout comme les voix à la limite de l'indus. Ça sonne mes enfants !!! Encore une exploration vers une autre culture en ouverture de l'énorme "Waste of time" : percus indiennes présentes tout au long de ce morceau furieux à l'instar de ces prédecesseurs. Le pont est atmosphérique mais à la Boost style. Monstrueux. Hardcore techno pour "Emptiness" avec des voix d'outre-tombe et des incurcions vers le ragga, dans une ambiance flippante. "Get up son ?" quant à lui, ne trahit pas l'esprit de ce disque révélation de cette fin 2001 qui ne fait que confirmer le talent et l'esprit de Boost. Ambiance morbide pour "R.I.P" : ambulance, hosto, rythmes lourds hardcore à souhait, on n'a vraiment pas envie de rigoler, d'ailleurs le possee de Stras ne déconne pas vraiment. Un punk métal pour clôturer le tout ? "Thug" est là pour vous satisfaire : ça joue vite et surtout ça joue fort, un vrai bonheur pour cloturer ce skeud de 45 minutes.
Que l'on écoute ce disque tranquillement (et encore, il faut le vouloir !) au casque ou dans une salle de concert enfumée approchant les 40 degrés, on ressent des sensations quasi identiques : on en ressort troublé et agréablement surpris par un groupe qui, sans faire de frasque, nous a sorti un disque vraiment de très haut niveau. La suite ? Et bien c'est une tournée où je suis impatient de voir les 6 musiciens défendre ce brûlot d'une maturité parfaite.