metal Métal > Blight

Biographie > Shudders ?

Il aura fallu prés d'un an pour que Blight soit au complet, Alex (batteur, ex-Madfire) et Franck (chanteur) décident de monter le groupe en avril 2000, en juillet, ils trouvent Matthieu (guitariste, ex-Cobalt) et répètent alors plus intensément, et jusque mars 2001, ils joueront sans Julien (bassite). Les Lyonnais passent alors à l'action et montent sur les scènes locales qu'ils partagent (excuser du peu) avec les Stereotypical Working Class ou Counterfeit. En juillet, ils enregistrent une première démo, Speak one's mind, pour pouvoir démarcher des salles un peu plus grosses et se frotter à d'autres groupes locaux non moins talentueux : Blockade, Life-Kit, Switchback ou No Cure (par exemple), l'étape suivante et le partage de scènes encore plus importantes, ils croisent alors la route d'Unfold et de Dagoba. Mais en juin 2001, le groupe est amputé de Matthieu, le nouveau maxi sera enregistré sans guitariste puisque Greg n'intègre Blight qu'en septembre 2002. Ce maxi, c'est Without a break, il est dispo depuis novembre et a déjà permis au groupe de jouer avec Houston Swing Engine, ils continuent donc tranquillement leur petit bonhomme de chemin.
Le groupe s'appelle désormais Shudders.

Blight / Chronique EP > Without a break

blight : without a break Blight se réclame de l'influence de Deftones mais cette accointance ne saute pas aux oreilles, ce n'est pas les mêmes sonorités, pas le même style de voix et les compos ne sont ni aussi hachés ni aussi mélodieuses... Blight a un tempo bien plus rapide et a une approche plus hardcore que néo, le quatre titres est donc la combinaison de riffs lourds, appuyés, balancés, de rythmes plombés et d'un chant assez particulier, si les parties lourdes sont assez proches d'un métal "classique", c'est par le côté indolent d'un chant clair sur la corde raide que les Lyonnais se distinguent d'autres combos. Peut-être est-ce en cela, dans ce mix, qu'on les a souvent comparé aux Deftones mais musicalement, si on excepte quelques passages de "Into the crowd", ils en sont bien plus loins que Mighty Few ... Pour les connaisseurs, c'est davantage à Pornchild que l'on peut comparer Blight. Et après tout Blight fait du Blight et ne sonne pas comme un clône d'un autre groupe ! Tout sur ce maxi est très bien en place, les parties guitares sont impressionnantes quand on sait les problèmes qu'a connu le groupe au moment de l'enregistrement au Smelly Room (Genêve), un enregistrement de très bonne facture réalisé par TVO, la seule chose qui dérange, c'est le chant clair, il paraît parfois moins présent que le chant lourd, moins bien maîtrisé aussi (sauf sur "Glory") et paradoxalement, c'est ce qui fait le charme de Blight. Je ne sais pas si je me fais comprendre mais ce n'est pas évident de faire un "reproche" au chant alors que c'est ce qui fait en partie l'intérêt de ce maxi... C'est assez dérangeant, tout comme ces notes de guitare chargées d'effets qui accompagnent les textes étouffées sur "Submission", Blight sème le trouble mais balance aussi de bons coups de grosse caisse pour endiabler le titre "A fight for myself" dont l'architecture rythmique est très travaillée. En résumé, Blight sort du lot mais on ne sait pas trop pourquoi, leur maxi Without a break est très accrocheur, le mélange et la sauce prend bien, on a du mal à comprendre comment tous les ingrédients sont mis en place mais le résultat est là et pour tous ceux qui n'ont pas à devoir parler de ce maxi, c'est le principal !!!