Scalp (guitatiste) quitte Black Bomb A.
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06/02/08 BBA fin 2008 :
Black Bomb A est en train de composer leur nouvelle album qui sortira fin 2008.
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23/09/07 BBA sans voix :
Arno a quitté Black Bomb A ! Djag est de retour (temporairement au moins) pour assurer les prochaines dates du groupe...
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Métal
Black Bomb A
Biographie > BBA
A voir la pochette de Straight in the veins, on s'attendrait à un album très noir, death, dans le style Entombed, mais après écoute, la sensation est toute autre. Légère influence punk, hardcore, métal, mais bien sur, death, les voix s'entremêlent, les guitares rayent le métal, les cris s'imposent. Mêlant une certaine lourdeur, avec un grain death, fusionnant des chants saturés, Black Bomb A tire sa particularité dans ses deux chanteurs. Non content d'avoir un hurleur dans les oreilles, c'est deux grands braillards qui vous tombe dans les oreilles. Le groupe s'est réellement fait connaître avec Human bomb a donné des dizaines et des dizaines de concerts et a quelque peu changé de line-up, intégrant les nordistes Hervé (Clearcut, Aeons, Loudblast) à la batterie et Arno au chant (No Flag) pour la sortie de Speech of freedom début 2004.
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Black Bomb A / Chronique DVD > Illicite stuff live
Black Bomb Ä occupe le terrain lors de cette rentrée avec un CD+DVD qui était attendu par de nombreux fans... Illicite stuff live se présente sous la forme d'un magnifique digipak, que ce soit l'écrin ou la présentation du DVD, tout est très soigné, très pro, très classe, car oui, on va plus parler d'un DVD agrémenté d'un CD bonus que d'autre chose, le CD étant la version sonore du live présent sur le DVD (à quelques détails prés), bref Black Bomb Ä a bien compris qu'un DVD était un support avec quelques contraintes et qu'un CD était nécessaire pour écouter au maximum ce live au VIP de Saint-Nazaire... D'un point de vue personnel, je m'interroge sur le son (du DVD comme du CD), le chant est mis très en avant et les guitares ne semblent donc pas toujours au niveau... On se doutait un peu qu'il serait difficile de retranscrire la force du combo sur scène mais là, j'ai eu vraiment du mal à rentrer dans ce concert, il faut dire que la salle ne donne pas vraiment de valeur ajoutée et que le groupe ne se déchaîne pas autant que d'habitude... Musicalement, ils sont bons mais au niveau énergie, on les sait dans la retenue... Dommage... Les premiers coups de blast passés, c'est avec "Mary" que notre implication monte de plusieurs crans, viendront ensuite deux titres avec Djag, au tranchant irremplaçable même si Arno apporte beaucoup de poids, "Brain dead" et le hit "Police stopped da way" sont deux grands moments... L'intensité ne baissera plus vraiment, et ce n'est pas une mince affaire quand on joue 19 titres. Les caméras sont bien placées, les plans bien envoyés, les lumières sont assez (trop ?) claires, histoire de voir un peu les lascards...
Mais le DVD ne s'arrête pas là et ce n'est pas qu'un live que les enragés de Black Bomb Ä nous ont concocté ! Un documentaire de près d'une heure est également au menu avec une interview du groupe entrecoupée de tonnes d'images live (avec pas mal d'extraits de featuring notamment celui d'Arno qui était alors encore chez No Flag), d'images du studio et d'un tas de conneries filmées sur la route (des culs, de la weed, du bus, l'ex-batteur de Slayer...), BBA n'y oublie pas ses proches, ceux qui ont fait partie de la vie du groupe et ceux qui l'entourent et les potes, on a même le droit à l'anthologique "Chaos AD" de Sepultura repris avec L'Esprit du Clan !!! Il t'en faut encore ? Alors va mater la galerie photos ou l'excellent clip de "Burn" dont tu pourras aussi voir le "making of" et enfin régale-toi avec la vidéo de l'acoustique "No more noise".
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Black Bomb A / Chronique LP > Speech of freedom
Speech of freedom, a ne pas confondre avec Freedom of speech, déboule de manière violente sur les platines. Troisième production pour BBÄ, et un album dense comme à leur habitude. Après quelques changements au sein du groupe, une partie de chaise musicale, un changement de tourneur, Black Bomb Ä revient à la charge avec un album forgé avec rage.
L'album pourrait se découper en trois gros tiers inégaux, ou le tiède côtoit le chaud bouillant. Les bombes "Double", "Burn", "Shoot at the gossip", "New Wars", "Madmen" mettent la barre très haut et ont une facheuse tendance à décoller le papier peint. Certains titres passent doucement, sans grand intérêt, mais s'insèrent malgré tout dans l'ensemble sans trop de fracas. Avalanche de cris, de guitares, des coups de caisses claires sans détours qui claquent, explosent et rythment la destruction sonore qui s'écoule lentement des enceintes, mélodies en dent de scie qui s'intercalent sur ses érosions métalliques, "Burn" tout en étant brulant est brodé avec attention et délicatesse.
Produit par Stéphane Buriez au LB Lab, cet album s'inscrit dans la continuité du parcours de BBÄ. Un titre que ne dénierait pas Skindred, "Shoot at the gossip" possède un charme particulier, une mélodie destructrice qui s'embrase avec fureur, mitraille, plombe l'espace sonore, s'illumine sur un crescendo de toute beauté plaqué sur les guitares. Ce Speech of freedom garde le meilleur pour la fin et enchaîne un triplé, "Madmen", "New Wars" et "Who fucks who ?" qui termine de consumer les dernières cendres du sound-system. "New Wars" déboule avec une détermination inaliénable, une cadence binaire, quasi-militaire, encadré de couplets presque calme, antinomique avec les refrains. "Double" est à l'image de BBÄ, doté d'un don d'ubiquité, avec cet entrelacement de deux voix totalement opposées, et donne de ce Speech of freedom un aperçu pas si loin éloigné du reste de l'album.
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Black Bomb A / Chronique LP > Human bomb
Black Bomb A remet le couvert avec Human bomb, toujours aussi énervé, toujours aussi décalé, prêt à en découdre avec le premier venu. Avalanche hardcore, déluge métal, énergie punk, influences musclées pour BBA. Un
Mise en bouche langoureuse, montée légère, la tensions devient palpable, les larsens aussi, montage hétéroclite radiophonique, qui ouvre sur un "Make your choice" cataclismique, les guitares martèlent, la batterie assène, les chants se découpent avec joie sur ce paysage solicitant et éprouvant, magnifique morceau pour commencer un concert, et foutre une claque à tous les premiers rangs avec une rage éperdue. Intro sulfureuse, courte, aux accents de hauts-fourneaux, perle vocale, entre hip-hop, scat et groove à la Black Bomb A, les deux chants complémentaires prennent leur distance, se mettent à l'œuvre pour densifier l'atmosphère de "Human circus", ubiquité vocale, entre voix rauque et profonde et passage plus aérien, mélodique qui apporte une réelle bouffée d'air bienvenue au tourbillon sonore, dense qui coule dorénavant. Les voix sont plus maîtrisées, les guitares plus travaillées que sur Straight in the veins, et le métal de Black Bomb A prend d'un coup un autre aspect. Energique, puissant, le hardcore en devient en plus solide et posé.
Guitare syncopée, appuyé par un slap asassin, qui met tous le monde d'accord, "Police stopped da way" hurle et bascule tout à la fois, le refrain est tout à coup si léger, si souple, contraste avec la suite, les guitares deviennent inquiétantes, aux accents débridés, aux sonorités luciferiennes, pont appuyé sur le tom basse, avec ferveur et volonté, puis s'écroule vers les profondeurs, guitares chirurgicales, hurlements indescriptibles, Djag et Poun s'en donne à cœur joie sur le refrain, une chappe de plomb s'abat de nouveau, sirène de police, avec en fond sonore les disgressions mélodiques et rauques du chant, avançant sans coup férir Black Bomb A va en laisser plus d'un sur le carreau. Grosse basse en intro, claquante, gravissisme, attaques rondes, "Project" est une fresque sonore somptueuse, tremplin idéal pour pousser les voix dans leurs derniers retranchements, pour exploiter au maximum leurs potentiels ravageurs, les chants s'entremèlent, jouent ensemble, se repoussent, s'exploitent, fusionnent leurs énergies, groove hip-hop, scat effréné, hurlement saturé, complainte introspective, envolées lyriques, énervement hardcore, c'est tout un festival que nous livre les deux chanteurs, la batterie n'est pas en reste, une double pédale pour propulser les tympans sur une autre vision sonique, -Integrity-, une syncope pour rompre l'équilibre, une accélération puissante, constante, qui achève litéralement, un groove monstrueux sur la voix, doublé par une double pédale, un harcèlement mené avec acharnement, une guitare qui lance quelques harmoniques portant le coup de grâce.
Guitare suintante, évocatrice, prise en main par une basse avenante, "My Mind is a pussy" décrit avec justesse, obscession et vice, soupirs renouvelés, -Born in a world of violence and anger-, avalanche perverse, locomotive métallique, au va-et-vient textuel, -Drug, Sex, Rott-, passage grandiloquant, toutes guitares dehors, toute l'artillerie s'y met, hurlements, coupure, tom basse malsain, ambiance sonore lubrique. Intro avec force d'effet sur la guitare, une seconde guitare qui se balade entre les deux oreilles avec violence, répétition oripilante, passage jouant avec les silences, relief idéal, riff montant descendant, variant, mutant, mitrailleuse sonore subtile, s'échouant en un slide dégoulinant, "Down" clôt l'album d'une façon magistrale, -Alone, You're down-, guitares volubiles alternant passage dantesque et riffs aériens, une voix beaucoup plus introspective et repliée, accompagnée d'un contrechant chaud, rond, calme, sombre. Un grand coup de chapeau pour le morceau caché, réellement grandiose, riff à la guitare acoustique, avec deux voix en dentelle par dessus, tout simplement posées avec calme et sincérité, voix qui se mêlent, s'harmonisent, voix qui vient des tripes, accentuations poignantes, -Braindead-, une autre facette de Black Bomb A, délicate mais avec le même leitmotiv.
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Black Bomb A / Chronique EP > Straight in the veins
Des bruits de récréation, de rires, et hop, on saute dans la mélasse, un métal bien énervé, entre hardcore et punk, une voix qui crie, clâme haut et fort, "Born to die", l'énervement se mêle à la râge. La caisse claire cogne tant qu'elle peut. Passage étouffé, même la basse est saturée, pas de demi mesure chez Black Bomb A. Gros riff, limite Seattle dans l'enchainement mais ça reste du métal bien speed. -Rebel people is born to die-. Imaginez, des petits carnivores en train de claquer des dents et de chanter pour se remplir le gosier, syncopée, l'intro met mal à l'aise, et cultive son attirance pour le décalé, "Judge". Cette fois, la voix cherche plus du côté des basses profondes, c'est le jugement dernier à l'oeuvre, une rangée de jurés prêt à en découdre avec le métal. Les riffs ont un groove bien lourd, bien gras, la voix s'emballe sur un hip-hop saturé pendant quelques mesures. Le refrain s'envole sur la mélodie, plombé d'un côté, allégée de l'autre. C'est tous les ingrédients de Black Bomb A, qui se retrouvent ici, avec son harcèlement assez efficace, grâce à ses deux chanteurs. Même si le thème est banal, et éculé, -War, Walking on the fucking system-, Black Bomb A démontre encore son savoir-faire pour allier la plomberie et les riffs simplissimes, le tout édenté, corrodé par des chants ravageurs. On se retouve entre la Famille Adams pour le gothique, et Beetlejuice pour la folie, loin de se contenter de voix plates sans originalités, un certain souci est apporté sur l'originalité et la recherche des parties chantées. "Hostile infection", où la batterie martèle allègrement le refrain, une double pédale aidant. Que dire des parties aigus, introspectives, légères, du chant ? Surtout quand elles se retrouve plombées, martelées, entrainées, enchainées, enrolées, attirées par un balancement binaire basse-guitare-batterie, la noire ne décolle pas d'un pouce, et la voix se meurt doucement dans son cri final. Une basse qui s'énerve, qui s'emporte, s'excitant allègrement, prête à suicider ses cordes, "Shot" s'emporte sur une symphonie death, c'est la comtesse de l'Enfer qui s'invite dans le combo, -Live with this Hate-, le refrain bascule, change le tempo, le balancement, la rythmique, entrainant tout l'ouvrage avec lui, et la voix fait preuve d'une impressionnante tessiture. Dani de Cradle à un concurrent ! Attention, c'est du concentré, avant le passage plus calme... Mais, après le calme, la tempête, -Take a gun, push the trigger, Take a gun, shot the fucker-, les paroles ne sont pas d'une originalité effarante, mais la musique les rattrape bien. Allez, montez le son, c'est les voisins qui vont pas être content. Une intro, a capella, toute gentille... et puis le reste de Black Bomb A se joint à cet élan de joie, résultat : un beau barrage de son. Les deux voix sur un pied d'égalité, guitare et basse à l'unisson, "Law's phobia". Black Bomb A, une belle fusion entre death, hardcore, métal, aux compositions qui ne s'enlisent pas dans les clichés.
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